Nestlé: Ventes supérieures aux attentes au T4, cession en vue des glaces
information fournie par Reuters 19/02/2026 à 08:35

Le logo de Nestlé dans l'une de ses usines à Konolfingen

par Alexander Marrow

Le géant agroalimentaire ‌suisse Nestlé a fait état jeudi d'une croissance de ses ventes au quatrième trimestre ​supérieure aux prévisions et annoncé qu'il se concentrerait davantage sur quatre activités menées par ses marques les plus fortes, une stratégie qui comprend le projet de céder son activité ​restante dans le domaine des glaces à son partenaire Froneri.

Le groupe, fabricant des cubes de bouillon Maggi et du ​café Nescafé, a dit prévoir une croissance ⁠organique de ses ventes pour l'ensemble de l'année 2026 de l'ordre de 3% ‌à 4% et une amélioration de sa marge bénéficiaire d'exploitation sous-jacente par rapport au taux de 16,1% en 2025.

En difficultés, Nestlé a encore ​été fragilisé par un important ‌rappel de lait infantile qui a entravé les efforts du ⁠nouveau directeur général Philipp Navratil pour redresser le géant des produits emballés.

Philipp Navratil, qui a annoncé son intention de supprimer 16.000 emplois peu après avoir pris les rênes de ⁠l'entreprise en septembre, ‌était déjà confronté aux effets négatifs des droits de douane américains et ⁠des taux de change, ainsi qu'à la baisse du pouvoir d'achat des consommateurs.

"Même ‌s'il reste encore beaucoup à faire, nous sommes convaincus que la mise ⁠en œuvre plus rapide d'une stratégie plus ciblée permettra d'obtenir une ⁠amélioration durable jusqu'en 2026 ‌et au-delà", a déclaré jeudi le directeur général.

Nestlé a dit vouloir se concentrer davantage ​sur quatre divisions : café, soins pour animaux, ‌nutrition et alimentation et snacks. Dans ce contexte, il a annoncé être en négociations avancées pour la vente ​de son activité restante dans le domaine des glaces à Froneri.

Lors du trimestre clos fin décembre, les ventes organiques, qui excluent l'impact des fluctuations monétaires et ⁠des acquisitions, ont augmenté de 4%, dépassant les prévisions de croissance de 3,4%.

Cette progression s'explique par une augmentation des prix de 2,8%, globalement conforme aux prévisions des analystes, et par une croissance interne réelle (ou volume des ventes) de 1,3%, supérieure aux prévisions qui tablaient sur une hausse de 0,7%.

(Rédigé par Alexander Marrow, Mara Vîlcu pour la version ​française, édité par Blandine Hénault)