(Actualisé avec détails et cours de Bourse)
ZURICH, 21 septembre (Reuters) - Nestlé NESN.S a annoncé
jeudi son intention de supprimer jusqu'à 450 emplois dans son
centre de recherche et de développement du laboratoire
dermatologique Galderma, près de Nice.
Galderma, passé sous contrôle total de Nestlé après le
rachat de la part de L'Oréal OREP.PA dans leur coentreprise en
2014, supprimera jusqu'à 450 des 550 emplois dans son centre de
R&D situé à Sophia Antipolis, a indiqué un porte-parole du
groupe.
Le mois dernier, Nestlé a annoncé la fermeture d'une usine
de crème pour la peau en Suisse et le transfert de la production
ailleurs pour faire face au ralentissement de la demande, ce qui
pourrait se traduire par la suppression de 190 postes.
Le groupe de Vevey fait face à la pression de ses
actionnaires pour améliorer sa productivité et son retour sur
investissement après des années de croissance molle, et son
nouveau directeur général Mark Schneider devrait dévoiler ses
priorités stratégiques lors d'une journée investisseurs la
semaine prochaine.
Face au ralentissement de ses activités alimentaires
traditionnelles, allant des barres de chocolat KitKat à l'eau
Perrier, Nestlé a notamment misé sur les traitements
dermatologiques pour doper sa croissance et sa rentabilité.
Mais les crèmes sont de moins en moins prescrites dans les
médicaments sur ordonnance au profit des injections ou des
traitements par voie orale, d'où un changement d'orientation de
la recherche et développement, a dit le porte-parole de Nestlé.
Nestlé dit vouloir regrouper le développement de médicaments
sur ordonnance dans un seul centre de recherche, dont la
localisation n'a pas encore été décidée, où une centaine de
salariés pourrait trouver un nouvel emploi tandis qu'environ 300
autres seraient susceptibles de partir.
Le premier fabricant alimentaire mondial prévoit un
évaluation du site français dans les 12 prochains mois afin de
déterminer ou non une poursuite d'activités spécifiques.
Nestlé ne publie pas séparément les résultats de sa division
de dermatologie, mais il a fait état en juillet d'une baisse de
ses ventes en volume et en valeur au deuxième trimestre, en
raison d'une contre-performance en Chine et de la concurrence
des versions génériques de ses médicaments.
A la Bourse de Zurich, le titre recule de 0,49% vers 10h25
GMT.
(Silke Koltrowitz et Angelika Gruber, Claude Chendjou pour le
service français, édité par Juliette Rouillon)