Naturgy a dégagé un bénéfice de 1,22 milliard d'euros au 1er semestre information fournie par Boursorama avec AFP 22/07/2026 à 09:28
Le géant énergétique espagnol Naturgy a annoncé mercredi avoir dégagé un bénéfice net de 1,22 milliard d'euros au premier semestre, porté par la hausse des prix de l'électricité dans un contexte international toutefois "incertain".
L'ex-Gas Natural Fenosa, rebaptisé Naturgy en 2018, a vu son bénéfice net prendre 6% entre janvier et juin. Il avait engrangé 1,15 milliard d'euros au premier semestre 2025, selon les résultats communiqués par l'entreprise.
Confronté aux conséquences des hostilités au Moyen-Orient sur les marchés mondiaux de l'énergie, le premier fournisseur de gaz espagnol a indiqué "revoir à la hausse ses objectifs" pour l'année 2026, s'attendant désormais à des profits supérieurs à 2,1 milliards d'euros.
"Dans un environnement très exigeant" selon Francisco Reynés, son directeur cité dans un communiqué, "l'entreprise aborde à présent une nouvelle étape avec un bilan solide, une nouvelle structure actionnariale", a-t-il souligné, après la sortie au premier semestre de son capital du fonds de capital-investissement CVC et de BlackRock (via le fonds GIP).
Naturgy, qui revendique plus de 6.600 employés et opère dans 24 pays, est très implanté en Amérique du Sud, au-delà de l'Espagne, où il gère notamment 17 centrales à cycle combiné au gaz, et de l'Europe.
En Espagne, Naturgy, aux côté d'Endesa et d'Iberdrola, a reçu la semaine dernière l'avis favorable de l'Autorité de sûreté nucléaire (CSN) concernant la prolongation de vie de la centrale nucléaire d'Almaraz, la plus grande du pays, censée fermer en 2028, mais que les trois énergéticiens actionnaires du site demandent à pouvoir exploiter jusqu'en 2030.
La décision finale reviendra au ministère de la Transition écologique, qui doit dire d'ici à fin octobre si oui ou non il suit l'avis du CSN.
Les négociations sur le sort de ce site, mis en service au début des années 1980 et censé fermer complètement dans le cadre de la sortie progressive du nucléaire à l'horizon 2035 voulue par l'exécutif à Madrid, restent un dossier brûlant entre les professionnels du secteur et le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez.