Natixis IM : les premiers mois de 2025 montrent les limites du modèle " 60/40 "
information fournie par AOF 21/05/2025 à 16:57

(AOF) - Dans un monde où l’incertitude géopolitique est devenue une nouvelle constante, la robustesse du modèle " 60/40 " – cette allocation classique combinant 60 % d’actions et 40 % d’obligations – est de nouveau questionnée, affirme Julien Dauchez, head of portfolio consulting & advisory chez Natixis Investment Managers.

En zone euro, ce type de portefeuille affiche une performance négative de -0,02 % depuis le début de l'année, après une progression de 6 % en 2024. " La composante obligataire, censée jouer un rôle défensif, n'a progressé que de 1,4 % sur la période, alors même que le spectre d'un retour de l'inflation plane sur les marchés ", analyse le gestionnaire d'actifs. Sur le volet actions, l'exposition en dollar s'est révélée coûteuse : elle efface une bonne part des gains, en dépit d'une performance boursière mondiale en légère baisse en monnaie locale.

Pour Julien Dauchez, le véritable risque, aujourd'hui, réside dans une éventuelle re-corrélation entre grandes classes d'actifs. Les investisseurs intensifient leur diversification pour se prémunir contre ce scénario. " L'attention portée aux actifs alternatifs – tant liquides que non cotés – s'en trouve renforcée. Leur démocratisation, amorcée depuis quelques années, s'accélère à mesure que le besoin de résilience devient central dans la gestion des portefeuilles ", explique le spécialiste.

" Dans un monde où la géopolitique, les barrières commerciales et l'inflation dictent de plus en plus la performance, l'agilité et la diversification redeviennent les maîtres-mots ", conclut le gestionnaire d'actifs.