Municipales: l'ancienne députée LFI Rachel Kéké candidate dans le Val-de-Marne information fournie par AFP 16/01/2026 à 11:55
L'ancienne députée de La France insoumise Rachel Kéké, élue à l'Assemblée entre 2022 et 2024, a annoncé vendredi qu'elle se présentait aux élections municipales de mars dans sa ville de Chevilly-Larue, dans le Val-de-Marne, pour notamment défier un maire sortant communiste.
"La France insoumise m'a proposé de partir aux municipales et j'ai accepté", a déclaré Mme Kéké, 51 ans, dans les colonnes du Parisien.
La syndicaliste Rachel Kéké, figure de la grève des femmes de chambre de l'Ibis Batignolles, était devenue l'une des élus LFI les plus identifiés lors de son élection à l'Assemblée nationale en 2022.
Dans la septième circonscription du Val-de-Marne, qui comporte la ville de Chevilly-Larue, elle avait battu de justesse l'ex ministre des Sports Roxana Maracineanu, avec 50,30% des voix, au second tour.
Mais après la dissolution de 2024, elle avait été elle-même défaite par le maire LR de le commune voisine de L'Haÿ-les-Roses, Vincent Jeanbrun. L'actuel ministre de la Ville l'avait emporté au second tour avec 50,67% des voix.
Aux municipales, elle défiera la maire communiste sortante Stéphanie Daumin, dans cette ville où Jean-Luc Mélenchon a réuni plus de 37% des suffrages au premier tour de la présidentielle 2022.
Un symbole de la volonté d'implantation locale des Insoumis dans de nombreuses villes communistes de l'ancienne "ceinture rouge" francilienne, Chevilly-Larue étant dirigée par le PCF depuis 1977.
Actuellement, LFI est dans la majorité municipale dans cette ville de près de 20.000 habitants, qui accueille en partie le marché de Rungis.
"Je n'étais pas dans les négociations des partis. Mais elles n'ont pas abouti. Je le regrette. On pouvait y aller tous ensemble. Stéphanie n'est pas une ennemie. C'est vrai qu'en 2022 elle a été là. Je ne sais pas ce qui n'a pas marché. Mais elle ne peut pas prendre mal ma candidature. Je porte un autre projet pour ce premier tour", a expliqué Mme Kéké au Parisien.