(Actualisé avec des précisions, citations, analystes)
par Dion Rabouin
NEW YORK, 20 juin (Reuters) - Le spécialiste des indices
MSCI MSCI.N a annoncé mardi qu'il incluerait des actions
chinoises dans son indice mondial des marchés émergents, une
décision d'un grand poids pour les marchés financiers
internationaux et pour la Chine.
MSCI a décidé de ne pas réinclure l'Argentine dans cet
indice dont elle était sortie en 2009 et étudiera la question
pour ce qui concerne l'Arabie saoudite. Le Nigeria restera un
marché "frontière" jusqu'en novembre 2017 au moins, dans
l'attente d'une nouvelle évaluation.
La décision du prestataire d'intégrer des actions chinoises
de catégorie A dans le très suivi indice des marchés émergents
(Emerging Markets Index) .MSCIEF pourrait aboutir à déplacer
en une dizaine d'années quelque 400 milliards de dollars de
fonds gérés par les intermédiaires de marchés vers les places
boursières de Chine continentale, estiment des analystes.
"Cette décision a reçu l'assentiment général des
investisseurs institutionnels internationaux que MSCI a
consultés", a expliqué MSCI
MSCI s'était auparavant abstenu par trois fois d'ouvrir cet
indice aux actions chinoises libellées en yuan et cotées sur les
Bourses de Shanghaï et de Shenzhen.
Les 222 valeurs qui ont été retenues ne devraient
représenter que 0,73% de l'indice dans un premier temps; elles
seront étudiées par MSCI puis incluses dans des indices
provisoires à partir du mois d'août.
"L'incidence initiale sur la composition des indices
internationaux et régionaux sera très, très modeste", observe
Nick Beecroft (T. Rowe Price, Hong Kong).
"Toutefois, à long terme, en admettant que la libéralisation
s'amplifie et que les réformes des boursiers continentaux se
poursuivent, l'étendue du marché A chinois pourrait donner à la
Chine un poids significatif dans ces indices élargis".
Pour ce qui est de l'Arabie saoudite, si elle était intégrée
à l'indice en 2018, Acadian Asset Management estime que le
royaume pourrait se retrouver avec une pondération de 2% à 3%,
voire 5% si l'introduction en Bourse du géant pétrolier Aramco
se faisait bel et bien.
(Wilfrid Exbrayat pour le service français)