MPS approuve des offres sur Banco BPM et Banca Generali pour contrer l’OPA d’Intesa
information fournie par Reuters 20/08/2026 à 18:58

Luigi Lovaglio, PDG de la Banca Monte dei Paschi di Siena, à l'issue de l'assemblée générale annuelle de la Banque d'Italie à Rome

Le conseil d'administration de Monte ‌dei Paschi di Siena (MPS) a approuvé jeudi les offres sur Banco BPM et sur ​le gestionnaire de patrimoine Banca Generali, afin de contrer l'offre publique d'achat (OPA) de 36 milliards d'euros lancée par son grand rival Intesa Sanpaolo, a indiqué une source proche du ​dossier.

Le conseil d'administration a apporté un soutien majoritaire, et non unanime, à la proposition du directeur général Luigi ​Lovaglio, ont rapporté les médias italiens.

MPS avait déjà ⁠envisagé un accord potentiel avec Banco BPM pour contrecarrer le rachat par Intesa, ‌mais les deux banques ont annoncé le 31 juillet qu’elles mettaient fin à leurs discussions après que le principal investisseur de BPM, le ​Crédit Agricole a exprimé ‌son désaccord sur le projet.

Les analystes avaient suggéré que MPS pourrait ⁠s’appuyer sur un actif acquis lors du rachat de Mediobanca en 2025, à savoir une participation de 13% dans Generali, le plus grand assureur italien, ou puiser dans ⁠ses propres réserves de ‌trésorerie afin d’améliorer le rendement pour ses actionnaires et de contrer ⁠l’offre en numéraire de 3 milliards d’euros proposée par Intesa.

La participation dans Generali vaut ‌8,5 milliards d’euros aux cours actuels du marché.

Selon le quotidien MF, 4% ⁠de Generali pourraient être distribués aux actionnaires de MPS. Un ⁠représentant de MPS a ‌refusé de commenter avant la publication d’un communiqué officiel.

Intesa prévoit de conserver Mediobanca, la ​participation dans Generali et environ la moitié ‌du réseau d’agences de MPS, l’autre moitié devant être cédée pour répondre aux exigences antitrust.

Luigi Lovaglio a critiqué ​ce plan, estimant qu’il détruirait de la valeur, tandis que la présidente du Conseil italienne, Giorgia Meloni, a exprimé l’espoir que MPS ne soit pas "démantelée", tout ⁠en insistant sur le fait que le gouvernement ne joue aucun rôle actif.

L’offre non sollicitée en numéraire et en actions lancée par Intesa en juin a marqué la dernière étape d’une vague de consolidation qui a redessiné le paysage bancaire italien au cours des 21 derniers mois.

(Reportage Valentina Za, Andrea Mandala et Giulio Pioavaccari, version française Elena ​Smirnova, édité par Augustin Turpin)