Michelin prévoit un rebond après une année 2025 plombée par les US
information fournie par Reuters 11/02/2026 à 18:28

Exposition internationale d'importation de la Chine à Shanghai

Le fabricant français de pneumatiques ‌Michelin a annoncé mercredi s'attendre à un rebond de ses résultats en 2026 après ​une baisse en 2025 imputable aux Etats-Unis, qu'il s'agisse des volumes ou des surcoûts liés aux droits de douane.

Le résultat opérationnel des secteurs - automobile et deux-roues, transport routier et ​pneus de spécialités - devrait augmenter cette année, à périmètre et taux de change constants, après une baisse de ​plus de 14% l'an dernier à 2,9 ⁠milliards d'euros, supérieur cependant à un consensus d'analystes compilé par le groupe qui ‌donnait 2,7 milliards.

Le chiffre d'affaires a aussi baissé de 4,4% à 26 milliards d'euros - soit un repli de 1,4% à changes constants -, supérieur ​là aussi à un consensus ‌de 25,8 milliards.

Les volumes ont reculé de 4,7% sur l'exercice ⁠écoulé.

"80% de la baisse des volumes, c'est de la première monte Amérique du Nord agro et poids lourds", a dit le directeur financier Yves Chapot au cours d'une ⁠téléconférence.

Lors de la publication ‌de son chiffre d'affaires au troisième trimestre, Michelin avait déjà mis ⁠en garde contre un déclin du marché nord-américain des poids lourds à la suite ‌du report d'une réglementation sur les émissions des véhicules aux Etats-Unis, ⁠peu propice au renouvellement des camions.

Michelin a également enregistré un impact ⁠de 230 millions d'euros ‌sur ses coûts lié aux droits de douane mis en place par l'administration Trump, ​et s'attend en 2026 à un nouveau ‌surcoût de 120 millions.

L'Amérique du Nord est le premier marché de Michelin, et si ses pneus sont produits ​localement, le groupe a malgré tout été affecté par ricochet par une hausse des prix de certains composants des pneus et par un stockage de pneumatiques ⁠à bas coût en prévision des changements douaniers.

Malgré un bénéfice net en repli de 12% à 1,7 milliard d'euros, Michelin a maintenu son dividende à 1,38 euro par action et annoncé un programme de rachat d'actions pouvant aller jusqu'à deux milliards d'euros sur la période 2026-2028 grâce à sa génération de trésorerie.

(Mathias de Rozario, avec Gilles ​Guillaume, édité par Augustin Turpin)