Meta Platforms fait face à des vents contraires sur le front de l'IA, mais voilà pourquoi nous restons à l'achat
information fournie par Investir 24/06/2026 à 16:00

Logo meta facebook (Crédit: / Freepik / natanaelginting)

Entre la suspension de son programme de puces maison et le blocage du rachat de la startup d'agentique Manus par la Chine, la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp doit revoir sa stratégie en matière d'intelligence artificielle.

Ces acquisitions, toutes deux pour 2 milliards de dollars, devaient, à grands frais, permettre à Meta Platforms d'accélérer sur l'épineux dossier de l'intelligence artificielle (IA). L'intégration de Rivos, une pépite américaine spécialisée dans les puces électroniques, et de Manus, une startup chinoise spécialisée dans l'agentique, devait permettre à la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp de maîtriser l'ensemble de la chaîne de valeur de cette nouvelle technologie, du matériel au logiciel.

Recherche interne

Oui, mais voilà: le média en ligne The Information a rapporté que plus d'un quart des salariés de Rivos ont quitté Meta, ce qui a mené à la suspension du développement de la puce maison devant permettre de réduire la dépendance aux processeurs graphiques de Nvidia, utilisés pour équiper les centres de données qui entraînent les modèles d'IA… et dont l'achat se chiffre à plusieurs milliards de dollars chaque année. Le programme, connu sous le nom deprogramme MTIA (Meta Training and Inference Accelerator), va devoir être remanié.

Parallèlement, la Chine a finalement interdit le rachat de Manus, invoquant des violations des règles de contrôle des investissements étrangers dans des technologies jugées critiques pour la compétitivité et la sécurité nationales. Le blocage de l'opération est un revers stratégique pour Meta, qui cherche à combiner développement interne et acquisitions ciblées pour renforcer, entre autres, les capacités de ses modèles de langage open source Llama.

Mais le groupe de Mark Zuckerberg est loin d'être en difficulté, avec une base de plusieurs milliards d'utilisateurs. Ces contretemps constituent toutefois un signal comme quoi la course à l'IA ne se gagnera pas uniquement en sortant le chéquier. Ce qui doit toutefois l'amener à modifier son approche, pourquoi pas en renforçant un peu plus son programme de recherche fondamentale, déjà reconnu à l'échelle mondiale.

Les derniers résultats ont un peu déçu, mais la valorisation est attractive, alors que le titre se traite environ 17 fois les bénéfices attendus en 2026 et au regard des perspectives liées à l'intelligence artificielle, qui restent majeures malgré les vents contraires. Le niveau d'endettement n'est pas un sujet pour Meta. Nous gardons un objectif de cours de 750 dollars.

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