Meta doit rémunérer les médias dont il publie les contenus - Autorité de la concurrence
information fournie par Reuters 08/07/2026 à 13:56

PHOTO D'ARCHIVE : Des personnes passent devant le logo de la société Meta Platforms, lors d'une conférence à Mumbai,

L'autorité française ‌de la concurrence a ordonné mercredi aux plateformes de ​Meta reprendre les négociations avec les groupes de médias français concernant la rémunération des contenus publiés, suite à ​une plainte déposée par ces derniers après l'échec des précédentes discussions, ​les laissant sans compensation depuis ⁠fin 2024.

Le gendarme de la concurrence, qui indique ‌que Meta doit mettre en place un plan de paiement dans un délai de ​15 jours, a ‌estimé que les pratiques employées par Meta ⁠étaient susceptibles de constituer un abus de position dominante.

Cette affaire s'inscrit dans une série croissante de litiges opposant ⁠des éditeurs ‌à des entreprises technologiques au sujet de ⁠l'utilisation de contenus publiés sur les réseaux sociaux ‌ou utilisés pour l'entraînement des IA.

En France, ⁠les journaux sont protégés par les "droits voisins", qui ⁠confèrent aux ‌éditeurs le droit d'interdire la reproduction ou la diffusion ​des publications de presse.

Un ‌accord antérieur entre Meta et les associations de presse DVP et APIG, ​qui comptent parmi leurs membres les journaux "Les Echos" ou "Le Monde", a expiré en 2024 et, ⁠depuis lors, les deux parties ne sont pas parvenues à s'entendre sur le montant dû, ni sur ce qui devrait être couvert par les droits voisins.

(Par Forrest Crellin et Dominique Vidalon,Version française Matthieu Huchet, édité par ​Benoit Van Overstraeten)