BERLIN, 16 juin (Reuters) - Le géant américain de la
restauration rapide McDonald's MCD.N a décidé de mettre fin à
son contrat de sponsoring visible lors des Jeux olympiques trois
ans avant la fin prévue de celui-ci, a rapporté vendredi le
Comité international olympique (CIO).
"Dans le cadre de notre plan de croissance mondiale, nous
reexaminons tous nos accords commerciaux et avons pris la
décision avec le CIO de mettre l'accent sur d'autres priorités",
a déclaré Silvia Lagnado, responsable marketing de l'entreprise.
Une source du CIO ayant travaillé dans le cadre de
négociations de sponsoring estime que des sponsors comme
McDonald's dépensent environ 25 millions de dollars par an, soit
100 millions de dollars sur une olympiade de quatre ans.
Cela faisait de la firme américaine l'un des principaux
commandiataires du CIO, qui lui versait à elle seule 10% du
milliard de dollars encaissé durant chaque olympiade.
"Dans un monde des affaires qui connaît des mutations
rapides, nous comprenons que McDonald's cherche à s'orienter
vers d'autres priorités de marché", a réagi Timmo Lumme,
directeur des services de télévision et de marketing du CIO.
John Lewicki, chargé chez McDonald's de superviser les
sponsors mondiaux pour les JO, avait annoncé l'an dernier que la
multinationale réévaluerait ses contrats avec le CIO.
Cela avait fait suite à la règle imposée aux athlètes lors
des JO 2016 de mettre entre parenthèses leurs liens individuels
avec les sponsors, lors des deux semaines de compétitions.
Les modalités financières de cette rupture de contrat n'ont
pas été dévoilées. Le contrat devait courir jusqu'en 2020, date
des prochains JO d'été à Tokyo.
Même si la mesure a un effet immédiat, le firme américaine
va continuer à sponsoriser les JO d'hiver 2018 à Pyeongchang,
dans le cadre de ses droits marketing en Corée du Sud. Le CIO
n'a pas prévu de remplacer immédiatement McDonald's, qui
sponsorisait officiellement les JO depuis 1976.
(Karolos Grohmann, avec Liana Baker à New York, Hélène Dauschy
pour le service français, édité par Gilles Trequesser)