MUNICH, 28 janvier (Reuters) - L'Allemand Manfred Weber, qui
préside le groupe du Parti populaire européen (PPE, droite) au
Parlement européen, a estimé lundi que les dernières concessions
présentées par Alstom et Siemens pour faire valider leur projet
de fusion dans le ferroviaire allaient dans le bon sens et a
jugé nécessaire de protéger les entreprises européennes.
Il a cité en contre-exemple le rachat en 2016 de la société
allemande de robotique Kuka par le groupe chinois Midea, preuve
selon lui de la nécessité pour l'Europe de protéger ses
entreprises et de réviser son droit à la concurrence.
Pour Weber, les propositions de Siemens et d'Alstom visant à
obtenir l'agrément de la Commission européenne pour leur projet
de fusion vont dans le bon sens.
"Je pense que les proposition que ces entreprises ont mises
sur la table constituent un bon pont (pour surmonter cette
difficulté)", a-t-il dit à l'issue d'une conférence de son
parti, la CSU, la branche bavaroise du bloc conservateur
d'Angela Merkel.
Le projet de rapprochement d'Alstom avec les activités de
Siemens dans le ferroviaire, soutenu par les gouvernements
français et allemand, doit donner naissance à un groupe en
mesure de concurrencer le numéro un mondial chinois CRRC. Mais
l'Union européenne a fait valoir que son souci était de défendre
les intérêts des consommateurs plutôt que de créer des
puissances industrielles régionales.
La Commission européenne doit rendre sa décision le 18
février au plus tard.
(Jörn Poltz
Henri-Pierre André pour le service français)