Macron arrive en Nouvelle-Calédonie pour tenter d'apaiser la crise information fournie par Reuters 23/05/2024 à 01:11
par Kirsty Needham
Le président Emmanuel Macron est arrivé jeudi matin en Nouvelle-Calédonie (mercredi en fin de soirée en France métropolitaine) pour une visite destinée à apaiser les tensions dans l'archipel français du Pacifique, en proie à d'importantes violences depuis plus d'une semaine.
Le chef de l'Etat est arrivé à l'aéroport de La Tontouta de Nouméa aux alentours de 8h30 (mercredi 23h30 heure de Paris) pour une journée dans l'île où il doit rencontrer notamment les élus et acteurs économiques locaux.
"Ma volonté ici avec les ministres, l'ensemble du gouvernement, c'est d'être aux côtés de la population, et pour que le plus vite possible, ce soit le retour à la paix, au calme, à la sécurité. C'est la priorité des priorités", a dit Emmanuel Macron à sa descente de l'avion.
Le chef de l'Etat a indiqué qu'il se rendrait au Haut-Commissariat de la République afin d'"écouter l'ensemble des forces institutionnelles, politiques et économiques, coutumières".
"A l'issue de cette journée, des décisions seront prises et des annonces seront faites avec cet objectif", a-t-il précisé.
La Nouvelle-Calédonie est secouée par des troubles liés à un projet de réforme de la Constitution, contesté par les indépendantistes kanaks, qui vise à élargir aux personnes résidant depuis dix ans dans l'archipel le corps électoral, lequel est resté figé depuis l'accord de Nouméa de 1998.
Les violences ont fait six morts et engendré d'importantes destructions, tandis que des barrages routiers limitent encore l'accès aux denrées alimentaires et aux médicaments.
"Je viens ici, moi, avec en tout cas détermination, tout faire pour que nous ayons le retour au calme, avec aussi beaucoup de respect, d'humilité et dans un contexte aussi que nous connaissons en ayant une pensée (...) pour les victimes", a dit Emmanuel Macron à la presse.
Le président a ensuite rejoint en hélicoptère la base navale de Nouméa.
(Avec la contribution de Renju Jose à Sydney, Bertrand Boucey et Michel Rose à Paris, rédigé Ingrid Melander; version française Camille Raynaud)