LVMH visé par une enquête en Italie sur pratiques déloyales envers les mineurs
information fournie par Reuters 27/03/2026 à 10:56

(Actualisé avec détails)

L'autorité italienne de la concurrence (AGMC) a annoncé vendredi avoir ouvert une enquête sur LVMH Profumi e Cosmetici Italia, filiale du géant français du luxe LVMH.PA , Sephora Italia et Benefit Cosmetics, pour d'éventuelles pratiques commerciales déloyales liées à l'encouragement de l'usage de masques pour le visage, de sérums et de crèmes anti-âge chez les mineurs.

L'AGCM s'inquiète du fait que ces marques recourent à de très jeunes micro-influenceurs sur les réseaux sociaux pour encourager une utilisation prématurée de produits cosmétiques destinés aux adultes et l'achat compulsif de produits de beauté, des habitudes associées à la "cosméticorexie, une obsession pour les soins de la peau chez les mineurs.

LVMH, Sephora et Benefit Cosmetics n’ont pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Selon le communiqué de l'AGMC, "Les enquêtes portent sur de possibles pratiques commerciales déloyales liées à l'utilisation prématurée de cosmétiques pour adultes chez les enfants et adolescents (y compris ceux de moins de 10/12 ans) en encourageant l'achat compulsif de masques pour le visage, de sérums et de crèmes anti-âge".

"Ces pratiques s'inscrivent dans le cadre plus large de la 'cosméticorexie', une obsession pour les soins de la peau chez les mineurs", ajoute l'AGMC.

L'enquête s'intéresse notamment aux gammes Sephora Collection et Benefit Cosmetics, dont l'usage combiné et fréquent par les mineurs pourrait poser des risques pour leur santé.

L'Autorité souligne que les entreprises pourraient ne pas avoir précisé que les cosmétiques vendus par Sephora et Benefit Cosmetics ne sont pas destinés aux enfants et adolescents, "tout en semblant encourager leur achat par des stratégies marketing discrètes impliquant de jeunes micro-influenceurs".

"Les entreprises semblent également avoir adopté une stratégie marketing particulièrement insidieuse, impliquant de très jeunes micro-influenceurs qui encouragent l'achat compulsif de cosmétiques chez les jeunes, un groupe particulièrement vulnérable."

L'AGCM indique que des inspections ont déjà été menées dans les locaux de Sephora Italia, LVMH Profumi e Cosmetici Italia et LVMH Italia, avec l’assistance de la Guardia di Finanza, la police financière italienne.

(Rédigé par Augustin Turpin, rédigé par Benoit Van Overstraeten)