LVMH perçoit des "signes vigoureux" de reprise depuis juin
information fournie par Reuters 27/07/2020 à 18:56

LVMH: RECUL DE 38% DU CA AU 2E TRIMESTRE

PARIS/MILAN (Reuters) - LVMH a déclaré lundi observer des "signes vigoureux" de reprise depuis juin, qu'il espère voir se confirmer au cours des prochains mois, après le trou d'air provoqué par la fermeture de magasins en raison du coronavirus.

Le numéro un mondial du luxe a totalisé un chiffre d'affaires de 7,8 milliards d'euros sur la période d'avril à juin, en recul de 38% en données organiques, c'est-à-dire à changes et périmètre constants.

Ce chiffre est légèrement meilleur qu'attendu, les analystes d'UBS citant un consensus portant sur un recul organique de 39%.

"Tandis que des signes vigoureux de reprise de l’activité se font sentir depuis le mois de juin, nous restons très vigilants pour le reste de l’année", a déclaré dans un communiqué le PDG du groupe, Bernard Arnault, ajoutant espérer une confirmation de cette reprise au second semestre.

LVMH a été contraint comme beaucoup de ses concurrents de fermer temporairement des magasins sur des marchés clés après l'apparition en Chine du nouveau coronavirus à la fin de l'année dernière et sa propagation en Europe puis aux États-Unis.

Le groupe a également été pénalisé par la quasi-paralysie du transport aérien, qui a pesé sur les ventes de ses magasins d'aéroport en duty free ainsi que sur celles des magasins situés dans des destinations touristiques comme Paris ou Milan.

Le recul de son activité a atteint 37% dans sa division clé de la mode et de la maroquinerie, qui compte des marques comme Louis Vuitton, Christian Dior ou encore Givenchy.

Les vins et spiritueux s'en tirent un peu mieux, avec un recul de 33% tandis que la division montres et joaillerie accuse une chute de 52% de ses ventes.

Le résultat opérationnel courant des opérations totalise 1,67 milliard d'euros au premier semestre, en recul de 68% par rapport à l'année précédente.

(Silvia Aloisi et Sarah White; version française Jean-Michel Bélot, édité par Henri-Pierre André)