PARIS, 23 mars (Reuters) - Le groupe De Beers a annoncé
mercredi avoir racheté à LVMH LVMH.PA ses parts dans la
coentreprise de distribution de joaillerie qu'il détenait depuis
2001 avec le groupe français.
Le géant sud-africain du diamant, filiale du groupe minier
britannique Anglo American AAL.L , avait créé à parité avec
LVMH une structure baptisée De Beers Diamond Jewellers et dédiée
à la distribution.
L'entreprise compte aujourd'hui 32 magasins situés dans 17
pays avec notamment des boutiques à Londres, Paris et New York.
"En intégrant totalement De Beers Diamond Jewellers au sein
du groupe, nous pourrons avoir une offre de diamants plus
différenciée, aux côté de notre marque Forevermark", a indiqué
De Beers dans un communiqué.
A la création de De Beers Diamond Jewellers, les deux
groupes avaient dit vouloir y investir 200 millions de dollars
chacun sur cinq ans.
Mais entre temps, LVMH a considérablement étoffé son pôle de
joaillerie avec le rachat de l'italien Bulgari, en 2011, une
acquisition stratégique qui a hissé le groupe parmi les grands
acteurs mondiaux du secteur.
Selon des analystes, les ventes de la coentreprise sont
restées "très limitées" et la sortie de LVMH sans impact
matériel sur les comptes du groupe.
"LVMH a finalement décidé de se débrancher d'une JV qui
avait été créée alors que le groupe n'avait pas de forte
présence dans la joaillerie", souligne Luca Solca, analyste
d'Exane BNP Paribas.
La situation est "très différente aujourd'hui et il semble
donc plus approprié de tourner la page et de remiser cette
expérience du côté des dossiers qui n'ont pas marché",
ajoute-t-il.
Le montant des ventes réalisées par la coentreprise et celui
de la transaction n'ont pas été rendus publics.
Le groupe LVMH s'est refusé à tout commentaire.
(Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot)