LVMH et Burberry reculent, HSBC prudent sur la reprise du "luxe doux"
information fournie par Reuters 09/09/2026 à 12:14

Défilé de la collection homme Louis Vuitton printemps-été 2027 à Paris

LVMH et Burberry reculent mercredi après ‌l'abaissement des recommandations de HSBC sur les titres des géants du luxe, le ​courtier anticipant un second semestre plus modéré que le précédent et citant une reprise du "luxe doux" (vêtements de créateurs, maroquinerie, chaussures etc) plus lente que prévu.

"La réinitialisation de ​la créativité que nous espérions dans le 'luxe doux' (...) n'a pas eu d'impact positif immédiat. Elle se construit ​progressivement, selon les marques", écrivent les analystes ⁠de HSBC dans une note.

Ils soulignent que le "luxe dur" (bijoux, mobilier, équipements etc), ‌à l'inverse, poursuit sa forte trajectoire de croissance, soutenu par une meilleure perception de la valeur, des pièces pouvant se transmettre de ​génération en génération, et ‌par un renouveau créatif plus précoce.

"Nous pensons qu'il est temps ⁠de prendre du recul sur certaines actions jusqu'à ce que le 'momentum' s'améliore de manière plus visible", déclarent les analystes, qui favorisent pour ces raisons le titre Richemont ⁠et abaissent leurs ‌recommandations sur LVMH et Burberry à "conserver" contre "acheter".

A Paris, vers 09h25 GMT, ⁠l'action de la maison-mère des marques de mode Louis Vuitton et Dior reculait ‌de 2,13% à 417,45 euros, tandis qu'à Londres son concurrent britannique ⁠abandonnait 2,92%, le compartiment sectoriel européen cédant 1,23%.

"Tant que le 'momentum' ⁠dans le luxe doux ‌et (dans la division maroquinerie) reste faible, il est peu probable que les investisseurs ​s'impliquent", affirme HSBC à propos de LVMH, ‌citant un contexte macroéconomique difficile et une reprise plus lente que prévu chez Dior.

Bien que le courtier ​salue le redressement de Burberry, il ajoute ne pas discerner de marge de manoeuvre pour des révisions à la hausse de ses prévisions de ⁠chiffre d'affaires et de bénéfice.

HSBC maintient sa recommandation à "acheter" sur Richemont, moins exposé à la clientèle d'ambition que le "luxe doux", mais révise à la baisse ses objectifs de cours sur Hermès et Kering, citant notamment le manque de catalyseurs à court terme des deux groupes français.

(Rédigé par Augustin Turpin, avec Gianluca Lo Nostro, édité ​par Benoit Van Overstraeten)