LVMH chute après des ventes au T1 décevantes avec le conflit au Moyen-Orient information fournie par Reuters 14/04/2026 à 10:30
L'action LVMH LVMH.PA recule mardi au lendemain de la publication de ventes au premier trimestre inférieures aux attentes pour le géant français du luxe, qui a déclaré subir les répercussions du conflit au Moyen-Orient.
A Paris vers 10h30, le titre abandonnait près de 1,8% à 473 euros, contre un gain de 0,6% pour le CAC 40 .FCHI au même moment.
"La principale incertitude réside dans l'impact du conflit au Moyen-Orient sur les conditions macroéconomiques, la confiance des consommateurs et les flux touristiques mondiaux", selon Thomas Chauvet, analyste chez Citi, dans une note.
LVMH, qui détient notamment les marques Louis Vuitton et Dior, a fait état lundi de ventes trimestrielles en hausse de 1%, légèrement en-deçà des attentes des analystes qui tablaient sur +1,5%, selon un consensus de Visible Alpha.
Le conflit a également pesé sur les ventes en Europe, qui ont reculé de 3%, principalement en raison de la guerre et de la vigueur de l'euro, a indiqué LVMH.
Les ventes de la division Mode & Maroquinerie reculent de 2%
"La tendance du chiffre d'affaires est restée modérée au premier trimestre, la croissance organique du groupe s'établissant à 1%, freinée par un recul de 2% dans le secteur de la mode et de la maroquinerie, sa division la plus rentable, alors que la plupart des autres segments ont renoué avec la croissance", juge dans une note mardi Jelena Sokolova, analyste chez Morningstar.
"La guerre au Moyen-Orient a pesé sur la croissance à hauteur de 1%", estime-t-elle.
"Il semble que ce vent contraire ne se soit pas vraiment calmé ces dernières semaines", observent les analystes de Jefferies, qui soulignent néanmoins que les commentaires de la direction de LVMH lundi sur la résilience des fortunes du Moyen-Orient laissent espérer une atténuation progressive de l'impact du conflit en cours sur le groupe.
LVMH a indiqué que la plupart des catégories et des régions, y compris la Chine, avaient connu une amélioration, sans tenir compte de l'impact de la guerre.
Les ventes de la division Mode & Maroquinerie de LVMH, qui représentait l'année dernière environ 80% des bénéfices, ont reculé de 2% en croissance organique, tandis que les analystes tablaient sur une baisse de 1%.
"Le ralentissement de la progression du segment F&LG, notamment après le soulagement apporté par Brunello Cucinelli la semaine dernière, devrait peser dans une certaine mesure sur le secteur aujourd'hui", avisent dans une note mardi les analystes de JPMorgan.
"En ce qui concerne la maroquinerie, nous estimons qu'il est encore difficile d'adopter une vision plus optimiste, car nous prévoyons que les tendances resteront instables", ajoutent-t-ils.
(Rédigé par Augustin Turpin, édité par Blandine Hénault)