Les ventes de Kering restent stables au 3e trimestre mais Gucci pèse information fournie par Boursorama avec AFP 22/10/2026 à 18:15
Le groupe de luxe français Kering, en pleine phase de transformation, a publié jeudi des ventes stables au troisième trimestre, lesté notamment par la baisse de la demande pour sa marque Gucci en Chine.
Il a réalisé sur cette période un chiffre d'affaires de 3,34 milliards d'euros (-1 % en données comparables), quasi conforme aux attentes du marché.
Il s'agit d'une décélération par rapport au 2e trimestre, lorsque le groupe avait affiché une croissance de 1 % (+2 % en données comparables).
Kering a fait état d'un "contexte macroéconomique moins favorable", qui a en particulier pesé sur Gucci, sa marque phare, dont les performances sont très scrutées par le marché en raison de son poids dans le groupe.
Le chiffre d'affaires de la maison italienne, qui représentait environ 40 % des ventes de Kering l'an dernier, a reculé de 4 % au troisième trimestre (-6 % en données comparables), à 1,3 milliard d'euros.
Cette performance reflète, selon Kering, un effet de nouveauté moins marqué qu'au deuxième trimestre, période durant laquelle les ventes s'étaient repliées de 3 %, après une chute de 14 % le trimestre précédent.
Par ailleurs, "il y a encore beaucoup de travail à faire en Chine", a reconnu la directrice financière de Kering, Armelle Poulou, lors d'un échange avec des journalistes, jeudi.
Cette dernière a évoqué le plan Chine piloté par le directeur général Luca de Meo, qui inclut notamment "d'évoluer vers un management local qui ait plus de pouvoir de décision".
"C'est aussi très important qu'on ait une communication qui soit appropriée pour la clientèle chinoise et avec de plus en plus des contenus qui seront créés par et pour cette clientèle", a-t-elle souligné.
La division mode et maroquinerie, longtemps fer de lance du secteur du luxe, affiche un recul des ventes de 1 % (- 3 % à données comparables) à 2,7 milliards d'euros. Toutefois, hors Gucci, les ventes du réseau en propre ont progressé de 2 %, soutenues par "la poursuite de la croissance de Saint Laurent, de Bottega Veneta et de Brioni", fait valoir le communiqué.
Luca de Meo a évoqué dans le communiqué "un environnement macroéconomique moins porteur".
"La transformation de Kering s'inscrit sur plusieurs saisons", a également fait valoir le dirigeant, qui a pris les manettes de Kering l'an dernier et s'est attelé depuis à transformer le groupe.