Les marchés se contractent, victimes du brouillard géopolitique information fournie par Zonebourse 24/03/2026 à 10:27
Les principales places boursières européennes sont en repli ce matin, sur fond de grande confusion autour des relations irano-américaines et des suites du conflit au Moyen-Orient. Londres recule de 0,2% et devance Paris (-0,5%) et Francfort (-0,7%).
À la surprise générale, Donald Trump a évoqué hier des discussions "très positives et constructives" avec l'Iran, annonçant dans la foulée une suspension de cinq jours des frappes visant les infrastructures énergétiques iraniennes. De quoi provoquer un soulagement immédiat sur les marchés, avec une chute d'environ 8% des prix du pétrole.
Mais l'accalmie aura été de courte durée. Téhéran a rapidement démenti tout pourparlers avec Washington, tandis que Benyamin Netanyahou a assuré que les frappes israéliennes se poursuivraient quoi qu'il arrive. Tsahal indiquait d'ailleurs ce matin avoir visé "plus de 50 cibles dans le nord et le centre de l'Iran" au cours de la nuit. Résultat ? l'optimisme initial s'est évaporé et laisse place à un doute croissant quant à la crédibilité des annonces américaines.
"Le marché semble prendre conscience que Trump ne peut pas décider unilatéralement de la fin du conflit, et à l'heure qu'il est, l'Iran ne semble pas sur le point de capituler. Cette prise de conscience alimente les craintes des investisseurs", souligne Nicolas Bickel, chez Edmond de Rothschild.
Les cours du pétrole repartent donc à la hausse, avec un Brent à 101,28USD le baril ( 1,7%) et un WTI autour de 90,4 USD ( 1,1%). Une remontée qui ravive les inquiétudes sur l'inflation et complique la tâche des banques centrales.
Pour rappel, la semaine dernière, la Fed comme la BCE avaient maintenu leurs taux inchangés, mais leurs messages ont été fraîchement accueillis."Les communications des banques centrales ont été mal reçues par les marchés, qui ont révisé rapidement et significativement leurs anticipations : les marchés tablent désormais sur un statu quo pour la Fed, alors que deux baisses étaient encore attendues fin février. A l'inverse, pour la BCE, les anticipations ont basculé vers trois hausses de taux", note Julien Daire, directeur adjoint des investissements chez CPR AM.
Les valeurs en mouvement
A Paris, Publicis ( 1,3%) et Euronext ( 1%) soutiennent l'indice, suivis de près par Eiffage qui progresse de 0,8% avec le soutien de Bernstein qui maintient sa recommandation surperformance avec un objectif de cours relevé de 158,90 EUR à 172,50 EUR. En revanche, Renault et Airbus ferment la marche et lâchent 1,9%.
Ailleurs en Europe, Puig s'envole de 13% sur fond de rumeurs de fusion avec Estée Lauder, les deux groupes ayant confirmé être en discussions.
Ottobock gagne 5%, porté par UBS qui relève sa recommandation de neutre à achat (objectif : 74 EUR). Deutsche Bank était déjà positive la veille, avec un objectif de 81 EUR.
Exor chute de 3,5%, pénalisé par une perte nette de 3,79 MdsEUR (contre un bénéfice de 14,67 MdsEUR un an plus tôt) et un ANR par action en baisse de 8%. La holding annonce en parallèle plusieurs cessions (Iveco, GEDI, Lifenet, Nuo) pour générer 2 MdsEUR de liquidités.
SAP recule de 3,5% après la dégradation de JP Morgan, qui abaisse sa recommandation à neutre et réduit son objectif de cours de 260 EUR à 175 EUR. Jefferies reste à l'achat mais ajuste également sa cible, de 290 EUR à 230 EUR, sur fond de perspectives jugées moins dynamiques.
Des indicateurs mieux orientés
Sur le plan macroéconomique, l'indice PMI manufacturier de la zone euro a surpris positivement en mars, à 51,4 points contre 50,8 en février, alors qu'un repli était anticipé. Il atteint ainsi un plus haut depuis 45 mois.
En Allemagne, le PMI composite ressort à 51,9, légèrement au-dessus des attentes, malgré un repli par rapport à février (53,2). Le détail montre un ralentissement dans les services (51,2) mais une amélioration dans l'industrie (51,7), également supérieure aux prévisions.
À la surprise générale, Donald Trump a évoqué hier des discussions "très positives et constructives" avec l'Iran, annonçant dans la foulée une suspension de cinq jours des frappes visant les infrastructures énergétiques iraniennes. De quoi provoquer un soulagement immédiat sur les marchés, avec une chute d'environ 8% des prix du pétrole.
Mais l'accalmie aura été de courte durée. Téhéran a rapidement démenti tout pourparlers avec Washington, tandis que Benyamin Netanyahou a assuré que les frappes israéliennes se poursuivraient quoi qu'il arrive. Tsahal indiquait d'ailleurs ce matin avoir visé "plus de 50 cibles dans le nord et le centre de l'Iran" au cours de la nuit. Résultat ? l'optimisme initial s'est évaporé et laisse place à un doute croissant quant à la crédibilité des annonces américaines.
"Le marché semble prendre conscience que Trump ne peut pas décider unilatéralement de la fin du conflit, et à l'heure qu'il est, l'Iran ne semble pas sur le point de capituler. Cette prise de conscience alimente les craintes des investisseurs", souligne Nicolas Bickel, chez Edmond de Rothschild.
Les cours du pétrole repartent donc à la hausse, avec un Brent à 101,28USD le baril ( 1,7%) et un WTI autour de 90,4 USD ( 1,1%). Une remontée qui ravive les inquiétudes sur l'inflation et complique la tâche des banques centrales.
Pour rappel, la semaine dernière, la Fed comme la BCE avaient maintenu leurs taux inchangés, mais leurs messages ont été fraîchement accueillis."Les communications des banques centrales ont été mal reçues par les marchés, qui ont révisé rapidement et significativement leurs anticipations : les marchés tablent désormais sur un statu quo pour la Fed, alors que deux baisses étaient encore attendues fin février. A l'inverse, pour la BCE, les anticipations ont basculé vers trois hausses de taux", note Julien Daire, directeur adjoint des investissements chez CPR AM.
Les valeurs en mouvement
A Paris, Publicis ( 1,3%) et Euronext ( 1%) soutiennent l'indice, suivis de près par Eiffage qui progresse de 0,8% avec le soutien de Bernstein qui maintient sa recommandation surperformance avec un objectif de cours relevé de 158,90 EUR à 172,50 EUR. En revanche, Renault et Airbus ferment la marche et lâchent 1,9%.
Ailleurs en Europe, Puig s'envole de 13% sur fond de rumeurs de fusion avec Estée Lauder, les deux groupes ayant confirmé être en discussions.
Ottobock gagne 5%, porté par UBS qui relève sa recommandation de neutre à achat (objectif : 74 EUR). Deutsche Bank était déjà positive la veille, avec un objectif de 81 EUR.
Exor chute de 3,5%, pénalisé par une perte nette de 3,79 MdsEUR (contre un bénéfice de 14,67 MdsEUR un an plus tôt) et un ANR par action en baisse de 8%. La holding annonce en parallèle plusieurs cessions (Iveco, GEDI, Lifenet, Nuo) pour générer 2 MdsEUR de liquidités.
SAP recule de 3,5% après la dégradation de JP Morgan, qui abaisse sa recommandation à neutre et réduit son objectif de cours de 260 EUR à 175 EUR. Jefferies reste à l'achat mais ajuste également sa cible, de 290 EUR à 230 EUR, sur fond de perspectives jugées moins dynamiques.
Des indicateurs mieux orientés
Sur le plan macroéconomique, l'indice PMI manufacturier de la zone euro a surpris positivement en mars, à 51,4 points contre 50,8 en février, alors qu'un repli était anticipé. Il atteint ainsi un plus haut depuis 45 mois.
En Allemagne, le PMI composite ressort à 51,9, légèrement au-dessus des attentes, malgré un repli par rapport à février (53,2). Le détail montre un ralentissement dans les services (51,2) mais une amélioration dans l'industrie (51,7), également supérieure aux prévisions.