Les Bourses hésitent, les marchés évaluant la situation au Moyen-Orient information fournie par Reuters 03/09/2026 à 13:16
par Coralie Lamarque
Wall Street est attendue sans direction jeudi tandis que les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé à mi-séance, l'envolée des rendements obligataires se rétractant prudemment alors que le pétrole repart à la hausse, les marchés évaluant la situation au Moyen-Orient avant les réunions de politique monétaire.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,20% pour le Dow Jones, tandis que le Standard & Poor's-500 et le Nasdaq sont attendus en baisse de 0,05% et de 0,21% respectivement.
À Paris, le CAC 40 perd 0,27% à 8.258,64 points vers 10h51 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,09% tandis qu'à Londres, le FTSE 100 prend 0,23%.
L'indice EuroStoxx 50 recule de 0,18%, le FTSEurofirst 300 avance de 0,12% et le Stoxx 600 progresse de 0,13%.
Alors que la reprise des frappes entre les États-Unis et l'Iran depuis ce week-end a provoqué une envolée des cours du pétrole et des rendements obligataires, les marchés semblent lâcher du lest sur les craintes concernant la persistance de l’inflation, l’alourdissement de la dette publique et le resserrement de la politique monétaire.
Tandis que la recrudescence des hostilités au Moyen-Orient a contribué à mener ces derniers jours les coûts d'emprunt mondiaux à des sommets, la flambée des rendements obligataires à travers le monde s'inverse doucement.
L'attention des investisseurs se porte désormais sur le rapport sur l'emploi aux États-Unis, attendu vendredi, qui permettra aux marchés d'affiner leurs prévisions concernant la politique monétaire à l'approche de la prochaine réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed), les 15 et 16 septembre.
Les marchés monétaires évaluent actuellement à environ 60% la probabilité d’une hausse des taux par la Fed ce mois-ci, contre moins de 40% il y a une semaine.
Les investisseurs assimilent également les PMI européens des services et composites définitifs, à l'aube de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) la semaine prochaine, les 9 et 10 septembre.
En attendant ces échéances, les opérateurs prêteront une oreille attentive à la prise de parole du gouverneur de la Fed, Christopher Waller, après que le président de la Fed de New York, John Williams, a déclaré mercredi que la hausse des rendements obligataires à long terme reflétait la solidité de l'économie, ajoutant qu'il continuait à recueillir des informations pour étayer sa prochaine décision de politique monétaire.
La technologie sera par ailleurs sous les feux de la rampe lors de cette séance, après que Broadcom, Snowflake et Hewlett Packard Enterprise ont publié leurs résultats mercredi après la clôture.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
VALEURS EN EUROPE
À Paris, Publicis gagne 3,4% et se place en tête du CAC 40, à la suite d'informations de presse selon lesquelles le principal groupe publicitaire mondial a remporté un contrat avec PepsiCo pour gérer la communication du géant du soda.
Le luxe trime, le compartiment européen reculant de 2,3%, tandis qu'Hermès, Kering, LVMH, EssilorLuxottica et L'Oréal perdent entre 3,1% et 2,2%.
TAUX
Alors que les tensions sur les marchés obligataires mondiaux s'atténuent, les analystes surveillent l'écart entre les taux à dix ans français et allemand, mentionnant des niveaux similaires à 2024 à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale.
"C’est le signe que, même si tous les pays européens voient leurs taux se redresser, les marchés font un peu moins confiance à la France dans l’environnement actuel, en raison de la trajectoire des finances publiques et la période pré-électorale qui s’ouvre", a déclaré Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marché chez IG France, dans une note.
En France, le rendement de l'OAT à dix ans se replie de 0,9 point de base à 4,2411% et le deux ans abandonne 1,3 point de base à 3,1780%.
En Allemagne, le rendement du Bund à dix ans cède 0,9 point de base à 3,3685% et le deux ans lâche 0,8 point de base à 2,9753%.
Aux États-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans recule de 1,0 point de base à 4,7841% et le deux ans de 1,3 point de base à 4,3734%.
CHANGES
Le billet vert se déprécie, en grande partie en raison de la forte hausse du yen, bien que les cambistes se sont abstenus d'attribuer ce mouvement à une intervention des autorités japonaises, préférant mettre en avant les paris de plus en plus nombreux sur des hausses de taux de la Banque du Japon (BoJ).
Le dollar perd 0,34% face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro grappille 0,08% à 1,1596 dollar.
PÉTROLE
Les cours pétroliers repartent à la hausse après une légère accalmie, les investisseurs évaluant l'incertitude liée à la reprise des frappes militaires entre les États-Unis et l'Iran, qui risquent de perturber les approvisionnements en provenance du Moyen-Orient.
Le Brent progresse de 1,91% à 97,46 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 2,13% à 92,95 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L'AGENDA DU 3 SEPTEMBRE :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 12h30 Inscriptions hebdomadaires au semaine au 205.000 203.000
chômage 29 août
LA SITUATION SUR LES MARCHÉS
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Coralie Lamarque, édité par Augustin Turpin)