Les Bourses européennes dans le sillage de Wall Street, malgré le pétrole information fournie par Zonebourse 22/07/2026 à 10:44
Les Bourses européennes ont le vent en poupe ce mercredi matin, la vigueur de Wall Street observée la veille sur fond d'engouement pour l'IA venant éclipser une remontée des cours du pétrole pourtant de nature à raviver les craintes de tensions inflationnistes.
Vers 10h30, le CAC 40 grimpe de près de 0,7% vers 8 421 points à Paris, surperformant le DAX de Francfort ( 0,5%) et le FTSE de Londres ( 0,4%), tandis que l'indice paneuropéen Euro Stoxx 600 n'affiche qu'un gain limité de 0,1%.
La vigueur de Wall Street sur fond d'engouement pour l'IA...
Les places du Vieux Continent semblent encouragées par Wall Street, où le S&P 500 et le Nasdaq 100 se sont adjugé respectivement 0,89% et 1,93% mardi, sur fond d'envolée de certaines valeurs des semi-conducteurs comme Intel ( 8,6%) ou Micron ( 12,2%).
C'est en effet l'optimisme qui prévalait chez les investisseurs aux Etats-Unis, à l'approche des premières publications trimestrielles dans le secteur technologique (Alphabet, Tesla et Texas Instruments ce soir, puis Intel jeudi soir).
Ils semblent espérer trouver dans cette vague de publications de nouveaux signaux permettant de justifier l'engouement ambiant pour la thématique de l'intelligence artificielle, devenue un moteur essentiel de la progression de Wall Street.
...vient éclipser la remontée du pétrole
La vigueur de Wall Street semble se répercuter sur les Bourses européennes, et ce, malgré la fermeté des cours du pétrole ( 2,5% à 86,9 USD sur le WTI, 2,6% à 93,7 USD sur le Brent), sur fond de 11e soirée consécutive de frappes américaines contre l'Iran.
La remontée des cours du pétrole peut pourtant remettre l'inflation au coeur des débats en Europe, surtout à l'approche de la décision de politique monétaire de la BCE, prévue jeudi en début d'après-midi, au terme de la réunion du conseil des gouverneurs.
En amont de cette réunion, plusieurs analystes indiquent s'attendre à ce que l'institution laisse son taux de la facilité de dépôt inchangé à 2,25%, mais envisagent un nouveau tour de vis monétaire lors de sa réunion de septembre.
Ainsi, les économistes de Deutsche Bank tablent sur une pause de l'institution francfortoise après la hausse décidée le mois dernier, mais continuent de s'attendre à ce qu'elle relève une seconde et dernière fois son taux principal à 2,50% en septembre.
"La dernière publication de l'indice des prix à la consommation harmonisé dans la zone euro pour le mois de juin a surpris à la baisse et il n'existe pas encore de preuve convaincante d'inflation indirecte, mais cela peut prendre du temps", prévient la banque allemande.
L'inflation ralentit au Royaume-Uni
A propos d'inflation, l'indice des prix à la consommation (IPC) du Royaume-Uni est ressorti ce matin en hausse de 2,6% sur un an en juin, soit un taux annuel en baisse de 0,2 point par rapport à celui observé le mois précédent, alors que le consensus anticipait 2,7%.
Les transports, ainsi que les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées, ont le plus contribué à ce ralentissement. Hors énergie, alimentation, alcool et tabac, l'IPC sous-jacent a augmenté de 2,6% sur un an le mois dernier, un taux stable par rapport à mai.
Airbus acclamé pour ses rachats d'actions et ses objectifs
Dans l'actualité des valeurs, Airbus s'adjuge 6,4% à Paris, bondissant après l'annonce d'un programme de rachat d'actions de 5 MdsEUR et la confirmation par l'avionneur de ses prévisions pour 2026, assortie de nouveaux objectifs financiers à l'horizon 2029.
A l'opposé sur le CAC 40, Danone cède 2,1%, le groupe agroalimentaire pâtissant d'une dégradation de recommandation de Jefferies, qui a abaissé son opinion à "sous-performance" et réduit son objectif de cours de 80 EUR à 62 EUR.
Ailleurs en Europe, AkzoNobel grappille 0,5% à Amsterdam : le fabricant néerlandais de peintures et de revêtements a dépassé les attentes en matière de bénéfices au 2e trimestre, la hausse des prix de vente ayant suffi à absorber la pression sur les coûts des matières premières.
Kone recule de 2,2% à Helsinki : l'ascensoriste a certes amélioré sa marge opérationnelle ajustée et vu ses prises de commandes grimper au 2e trimestre, mais il a laissé inchangés ses objectifs pour l'ensemble de l'année en cours.