Les Bourses européennes dans le rouge avec le conflit au Moyen-Orient information fournie par Zonebourse 02/03/2026 à 10:34
Sans surprise, les grandes places financières européennes connaissent de fortes baisses avec la guerre au Moyen-Orient. Le CAC 40 abandonne 1,59%, à 8 444 points, alors que le principal indice parisien venait de terminer le mois de février sur un gain de 5,59%, sa meilleure performance mensuelle depuis janvier 2025.
Sur les autres places, la tendance est la même : le DAX 40, à Francfort, perd 1,73%, à Londres, le FTSE 100 trébuche de 0,66%, et Madrid cède 2,36%.
Cette tendance baissière est quasi générale dans le monde, puisque ce matin à Tokyo, le Nikkei s'est, par exemple, affaissé de 1,35%.
Au cours du week-end, les États-Unis et Israël ont frappé l'Iran, qui a répondu en lançant des missiles sur l'État hébreu et des bases américaines dans la région. Les frappes ont notamment réussi à éliminer Ali Khamenei et de nombreux autres dirigeants de la République islamique.
Autre conséquence de cette guerre : les tensions autour du détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique pour le commerce d'hydrocarbures.
Par conséquent, les cours du pétrole flambent. À Londres, le Brent de la mer du Nord bondit de 7,77%, à 78,76 USD, et à New York, le WTI n'est pas en reste. Les cours de l'or noir sont sur des niveaux inédits depuis plus d'un an.
En toute logique, les valeurs comme TotalEnergies se distinguent dans le haut du palmarès. Le géant français grimpe de 3,73%, le Norvégien Equinor s'apprécie de 5,54%, après avoir, en outre, annoncé la découverte d'un gisement majeur en mer du Nord, l'Espagnol Repsol gagne 3,78%, ou encore le Britannique Shell, qui est en hausse de 3,28%.
Un autre secteur est également bien orienté : celui de la défense. À Paris, Thales signe la plus forte hausse du CAC 40 avec un gain de 4,67%, tout comme Exail Technologies et Exosens, qui gagnent respectivement 9,82% et 10,11%. Ailleurs en Europe, BAE Systems gagne 5,89%, Hensoldt progresse de 6,49%, Leonardo avance de 3,87%, et Rheinmetall s'adjuge 2,99%.
De son côté, Maersk progresse de 5,07%. Le spécialiste du transport maritime a logiquement dérouté ses navires hors de la zone de conflit, ce qui va allonger la durée de transport, et certains clients vont vouloir être priorisés, permettant au Danois d'augmenter ses prix.
À l'inverse, parmi les secteurs les plus touchés, il y a bien évidemment celui des compagnies aériennes, dont la facture de kérosène devrait s'alourdir avec la hausse des cours de l'or noir, et qui doivent, en outre, annuler des vols dans la région du Moyen-Orient. IAG cède 5,39%, Lufthansa recule de 5,92%, et Air France-KLM perd 6,91%. Le groupe de transport aérien franco-néerlandais est également victime d'une décision de justice qui va le contraindre à payer une amende de 368 millions d'euros.
Les valeurs liées au tourisme sont également affectées, comme le groupe hôtelier Accor, dont le titre chute de 9,24%, signant la plus forte baisse de l'indice.
Enfin, les valeurs du luxe pèsent lourdement sur la tendance après une note de RBC qui précise que leurs ventes au Moyen-Orient devraient être affectées par le conflit en cours. Le Suisse Richemont cède 6,07%, et à Paris, LVMH et Kering abandonnent respectivement 4,08% et 3,99%.
L'actualité macroéconomique est chargée
Avec cette guerre et les nombreux mouvements qu'elle engendre sur les indices, les valeurs, les matières premières, etc., les publications macroéconomiques sont reléguées au second plan.
Pourtant, l'actualité est dense avec les indices PMI manufacturiers européens de S&P Global du mois de février. En France, l'indice a diminué, mais moins que prévu, en passant de 51,2 à 50,1 points, là où les analystes craignaient une baisse sous les 50 points, à 49,9, ce qui aurait signifié une contraction de l'activité.
En Allemagne, cette même statistique a signalé une croissance. L'indice s'est installé à 50,9 points, un niveau inédit depuis 44 mois, contre un précédent de 49,1 et une estimation de 50,7 points.
Enfin, pour l'ensemble de la zone euro, cet indicateur n'a pas réservé de surprise en s'établissant à 50,8 points, comme prévu, après 49,5 en janvier. Comme l'indice allemand, à 50,8 points, celui de la zone euro est à un niveau inédit depuis 44 mois.
D'autres statistiques sont programmées cet après-midi aux États-Unis, également sur le niveau de l'activité manufacturière en février, mais il y a peu de chances qu'elles jouent sur la tendance.
Sur le marché des devises, l'euro recule face au billet vert (-0,19%) et se négocie à 1,1737 USD, au plus bas depuis plus d'un mois.
Sur les autres places, la tendance est la même : le DAX 40, à Francfort, perd 1,73%, à Londres, le FTSE 100 trébuche de 0,66%, et Madrid cède 2,36%.
Cette tendance baissière est quasi générale dans le monde, puisque ce matin à Tokyo, le Nikkei s'est, par exemple, affaissé de 1,35%.
Au cours du week-end, les États-Unis et Israël ont frappé l'Iran, qui a répondu en lançant des missiles sur l'État hébreu et des bases américaines dans la région. Les frappes ont notamment réussi à éliminer Ali Khamenei et de nombreux autres dirigeants de la République islamique.
Autre conséquence de cette guerre : les tensions autour du détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique pour le commerce d'hydrocarbures.
Par conséquent, les cours du pétrole flambent. À Londres, le Brent de la mer du Nord bondit de 7,77%, à 78,76 USD, et à New York, le WTI n'est pas en reste. Les cours de l'or noir sont sur des niveaux inédits depuis plus d'un an.
En toute logique, les valeurs comme TotalEnergies se distinguent dans le haut du palmarès. Le géant français grimpe de 3,73%, le Norvégien Equinor s'apprécie de 5,54%, après avoir, en outre, annoncé la découverte d'un gisement majeur en mer du Nord, l'Espagnol Repsol gagne 3,78%, ou encore le Britannique Shell, qui est en hausse de 3,28%.
Un autre secteur est également bien orienté : celui de la défense. À Paris, Thales signe la plus forte hausse du CAC 40 avec un gain de 4,67%, tout comme Exail Technologies et Exosens, qui gagnent respectivement 9,82% et 10,11%. Ailleurs en Europe, BAE Systems gagne 5,89%, Hensoldt progresse de 6,49%, Leonardo avance de 3,87%, et Rheinmetall s'adjuge 2,99%.
De son côté, Maersk progresse de 5,07%. Le spécialiste du transport maritime a logiquement dérouté ses navires hors de la zone de conflit, ce qui va allonger la durée de transport, et certains clients vont vouloir être priorisés, permettant au Danois d'augmenter ses prix.
À l'inverse, parmi les secteurs les plus touchés, il y a bien évidemment celui des compagnies aériennes, dont la facture de kérosène devrait s'alourdir avec la hausse des cours de l'or noir, et qui doivent, en outre, annuler des vols dans la région du Moyen-Orient. IAG cède 5,39%, Lufthansa recule de 5,92%, et Air France-KLM perd 6,91%. Le groupe de transport aérien franco-néerlandais est également victime d'une décision de justice qui va le contraindre à payer une amende de 368 millions d'euros.
Les valeurs liées au tourisme sont également affectées, comme le groupe hôtelier Accor, dont le titre chute de 9,24%, signant la plus forte baisse de l'indice.
Enfin, les valeurs du luxe pèsent lourdement sur la tendance après une note de RBC qui précise que leurs ventes au Moyen-Orient devraient être affectées par le conflit en cours. Le Suisse Richemont cède 6,07%, et à Paris, LVMH et Kering abandonnent respectivement 4,08% et 3,99%.
L'actualité macroéconomique est chargée
Avec cette guerre et les nombreux mouvements qu'elle engendre sur les indices, les valeurs, les matières premières, etc., les publications macroéconomiques sont reléguées au second plan.
Pourtant, l'actualité est dense avec les indices PMI manufacturiers européens de S&P Global du mois de février. En France, l'indice a diminué, mais moins que prévu, en passant de 51,2 à 50,1 points, là où les analystes craignaient une baisse sous les 50 points, à 49,9, ce qui aurait signifié une contraction de l'activité.
En Allemagne, cette même statistique a signalé une croissance. L'indice s'est installé à 50,9 points, un niveau inédit depuis 44 mois, contre un précédent de 49,1 et une estimation de 50,7 points.
Enfin, pour l'ensemble de la zone euro, cet indicateur n'a pas réservé de surprise en s'établissant à 50,8 points, comme prévu, après 49,5 en janvier. Comme l'indice allemand, à 50,8 points, celui de la zone euro est à un niveau inédit depuis 44 mois.
D'autres statistiques sont programmées cet après-midi aux États-Unis, également sur le niveau de l'activité manufacturière en février, mais il y a peu de chances qu'elles jouent sur la tendance.
Sur le marché des devises, l'euro recule face au billet vert (-0,19%) et se négocie à 1,1737 USD, au plus bas depuis plus d'un mois.