Les Bourses européennes achèvent la séance en ordre dispersé information fournie par Zonebourse 16/02/2026 à 17:56
Alors que Wall Street est restée portes closes aujourd'hui pour cause de "President's Day", les principales places boursières européennes ont achevé la séance sans direction claire : Londres signe la meilleure performance avec un gain timide de 0,25%. La City devance Paris ( 0,06%) et Francfort (-0,41%).
Après avoir gagné jusqu'à 0,5% en début d'après-midi, l'indice parisien a conclu la séance sur une performance bien plus modeste. Au gong final, le CAC 40 a grappillé 0,06%, notamment grâce au soutien de L'Oréal ( 3,4%) qui reprend quelques couleurs après sa lourde chute de vendredi (-4,9%). Le titre profite de commentaires d'analystes qui tendent à relativiser la contre-performance du géant français des cosmétiques au 4e trimestre 2025.
De son côté, Société Générale s'adjuge 2,9% soutenu par une analyse favorable de Goldman Sachs, qui réitère sa recommandation achat et relève son objectif de cours à 12 mois d'environ 15%, à 84 EUR.
En revanche, Dassault Systèmes a vécu une séance cauchemardesque. Le titre poursuit sa dégringolade et lâche 10,4%, affichant désormais une perte de l'ordre de 28% en quatre séances. Berenberg a d'ailleurs réduit son objectif de cours de 30,3 à 23 EUR. AlphaValue a pour sa part abaissé sa recommandation, passant de achat à réduire.
Les autres valeurs en mouvement
En Allemagne, le DAX a notamment été plombé par le recul de Siemens (-6,1%), le titre étant fortement exposé aux craintes autour de l'IA.
"Nous sommes face à une dislocation des marchés. Les indices sont proches des records historiques mais certains secteurs connaissent des chutes sans précédent. En cause, des craintes exagérées concernant l'IA et beaucoup de spéculation", soulignait ce matin Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM.
Selon lui, "les fonds spéculatifs, qui ont jusqu'à présent fait un pari gagnant en vendant les entreprises de logiciels, ont renforcé leurs positions ces derniers jours. Cela signifie que la baisse du secteur n'est probablement pas terminée. Même chose avec les Sept Magnifiques qui ont un début d'année difficile malgré des résultats solides et sous-performent le S&P 500", ajoute le spécialiste.
Grégoire Kounowski, conseiller en investissement chez Norman K, a le sentiment que l'économie mondiale se dirige désormais vers un modèle multipolaire, structuré autour de plusieurs pôles - États-Unis, Chine et Europe notamment - chacun cherchant à renforcer son autonomie stratégique. "Cette évolution renforce la nécessité d'une diversification accrue des portefeuilles, tant sur le plan géographique que monétaire, ainsi qu'au travers des matières premières".
Ailleurs en Europe, Orsted a gagné 4,5%, aidé par une analyse de Kepler Cheuvreux qui relève sa recommandation à de conserver à acheter, assortie d'un objectif de cours de 175 DKK. De son côté, Morgan Stanley relève sa cible sur le titre de 147 à 160 DKK.
En revanche, Norsk Hydro a reculé de 1,6% après que Goldman Sachs est passé d'une recommandation conserver à vendre, avec une cible fixée à 69 NOK.
Interrogations autour des données macro
Sur le front des statistiques, la production industrielle corrigée des variations saisonnières dans la zone euro s'est contractée de 1,4% dans la zone euro et de 0,8% dans l'Union européenne entre novembre et décembre.
Il faudra attendre demain pour prendre connaissance de l'indice ZEW en Allemagne (un indicateur avancé du climat économique publié chaque mois) et de l'indice Empire State, outre-Atlantique (mesurant l'activité de l'industrie manufacturière de l'État de New York).
Par ailleurs, chez Nomura, les analystes anticipent une envolée des salaires dans la zone euro au quatrième trimestre 2026, avec des risques haussiers à moyen terme. "Les dirigeants européens semblent favorables à une Europe à plusieurs vitesses pour stimuler la croissance", souligne le bureau d'études.
Enfin, toujours au sujet des statistiques, Morgan Stanley est revenu ce matin sur l'indice des prix à la consommation, plus modéré que prévu aux États-Unis, estimant que cette donnée relançait les anticipations d'assouplissement monétaire de la Réserve fédérale. "Les marchés intègrent désormais environ 60 points de base de baisses de taux d'ici fin 2026, contre 50 précédemment", indiquent les analystes.
Par ailleurs, les intervenants resteront attentifs, dans les prochains jours, aux annonces de la Cour suprême américaine. Celle-ci doit se prononcer sur la légalité des droits de douane instaurés via l'International Emergency Economic Powers Act (IEEPA). "Les prochaines journées de décision potentielle sont les 20, 24 et 25 février. Attention, comme en janvier, la décision finale pourrait être repoussée à mars", prévient Christopher Dembik.
Sur le compartiment obligataire, le rendement du Bund à 10 ans évolue à 2,74% tandis que l'OAT de même échéance est à 3,33%, soit un spread de 59 pb
.
Enfin, à Londres, le Brent s'échange autour de 68,5 USD le baril ( 1,2%). L'once d'or recule de 1,2%, à 4 980 USD l'once. L'euro cède 0,1% face au billet vert, autour de 1,185 USD.
Après avoir gagné jusqu'à 0,5% en début d'après-midi, l'indice parisien a conclu la séance sur une performance bien plus modeste. Au gong final, le CAC 40 a grappillé 0,06%, notamment grâce au soutien de L'Oréal ( 3,4%) qui reprend quelques couleurs après sa lourde chute de vendredi (-4,9%). Le titre profite de commentaires d'analystes qui tendent à relativiser la contre-performance du géant français des cosmétiques au 4e trimestre 2025.
De son côté, Société Générale s'adjuge 2,9% soutenu par une analyse favorable de Goldman Sachs, qui réitère sa recommandation achat et relève son objectif de cours à 12 mois d'environ 15%, à 84 EUR.
En revanche, Dassault Systèmes a vécu une séance cauchemardesque. Le titre poursuit sa dégringolade et lâche 10,4%, affichant désormais une perte de l'ordre de 28% en quatre séances. Berenberg a d'ailleurs réduit son objectif de cours de 30,3 à 23 EUR. AlphaValue a pour sa part abaissé sa recommandation, passant de achat à réduire.
Les autres valeurs en mouvement
En Allemagne, le DAX a notamment été plombé par le recul de Siemens (-6,1%), le titre étant fortement exposé aux craintes autour de l'IA.
"Nous sommes face à une dislocation des marchés. Les indices sont proches des records historiques mais certains secteurs connaissent des chutes sans précédent. En cause, des craintes exagérées concernant l'IA et beaucoup de spéculation", soulignait ce matin Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM.
Selon lui, "les fonds spéculatifs, qui ont jusqu'à présent fait un pari gagnant en vendant les entreprises de logiciels, ont renforcé leurs positions ces derniers jours. Cela signifie que la baisse du secteur n'est probablement pas terminée. Même chose avec les Sept Magnifiques qui ont un début d'année difficile malgré des résultats solides et sous-performent le S&P 500", ajoute le spécialiste.
Grégoire Kounowski, conseiller en investissement chez Norman K, a le sentiment que l'économie mondiale se dirige désormais vers un modèle multipolaire, structuré autour de plusieurs pôles - États-Unis, Chine et Europe notamment - chacun cherchant à renforcer son autonomie stratégique. "Cette évolution renforce la nécessité d'une diversification accrue des portefeuilles, tant sur le plan géographique que monétaire, ainsi qu'au travers des matières premières".
Ailleurs en Europe, Orsted a gagné 4,5%, aidé par une analyse de Kepler Cheuvreux qui relève sa recommandation à de conserver à acheter, assortie d'un objectif de cours de 175 DKK. De son côté, Morgan Stanley relève sa cible sur le titre de 147 à 160 DKK.
En revanche, Norsk Hydro a reculé de 1,6% après que Goldman Sachs est passé d'une recommandation conserver à vendre, avec une cible fixée à 69 NOK.
Interrogations autour des données macro
Sur le front des statistiques, la production industrielle corrigée des variations saisonnières dans la zone euro s'est contractée de 1,4% dans la zone euro et de 0,8% dans l'Union européenne entre novembre et décembre.
Il faudra attendre demain pour prendre connaissance de l'indice ZEW en Allemagne (un indicateur avancé du climat économique publié chaque mois) et de l'indice Empire State, outre-Atlantique (mesurant l'activité de l'industrie manufacturière de l'État de New York).
Par ailleurs, chez Nomura, les analystes anticipent une envolée des salaires dans la zone euro au quatrième trimestre 2026, avec des risques haussiers à moyen terme. "Les dirigeants européens semblent favorables à une Europe à plusieurs vitesses pour stimuler la croissance", souligne le bureau d'études.
Enfin, toujours au sujet des statistiques, Morgan Stanley est revenu ce matin sur l'indice des prix à la consommation, plus modéré que prévu aux États-Unis, estimant que cette donnée relançait les anticipations d'assouplissement monétaire de la Réserve fédérale. "Les marchés intègrent désormais environ 60 points de base de baisses de taux d'ici fin 2026, contre 50 précédemment", indiquent les analystes.
Par ailleurs, les intervenants resteront attentifs, dans les prochains jours, aux annonces de la Cour suprême américaine. Celle-ci doit se prononcer sur la légalité des droits de douane instaurés via l'International Emergency Economic Powers Act (IEEPA). "Les prochaines journées de décision potentielle sont les 20, 24 et 25 février. Attention, comme en janvier, la décision finale pourrait être repoussée à mars", prévient Christopher Dembik.
Sur le compartiment obligataire, le rendement du Bund à 10 ans évolue à 2,74% tandis que l'OAT de même échéance est à 3,33%, soit un spread de 59 pb
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Enfin, à Londres, le Brent s'échange autour de 68,5 USD le baril ( 1,2%). L'once d'or recule de 1,2%, à 4 980 USD l'once. L'euro cède 0,1% face au billet vert, autour de 1,185 USD.