Le Sénat français débat de l'interdiction des médias sociaux aux enfants de moins de 15 ans information fournie par Reuters 31/03/2026 à 12:42
((Traduction automatisée par Reuters à l'aide de l'apprentissage automatique et de l'IA générative, veuillez vous référer à l'avertissement suivant: https://bit.ly/rtrsauto)) par Michaela Cabrera
Les sénateurs français votent mardi sur un projet de loi visant à interdire l'accès aux médias sociaux aux enfants de moins de 15 ans, rejoignant ainsi les pays du monde entier qui envisagent une mesure impopulaire auprès de nombreux adolescents, mais soutenue par certains parents et enseignants.
Le président Emmanuel Macron souhaite que la loi soit mise en place à temps pour le début de la prochaine année scolaire, en septembre. Si elle est adoptée, la France suivra l'Australie , dont la première interdiction mondiale pour les moins de 16 ans sur des plateformes telles que Facebook, Snapchat, TikTok et YouTube est entrée en vigueur en décembre.
Les pays d'Europe et d'ailleurs envisagent de restreindre l'accès aux médias sociaux après avoir pris conscience des risques encourus par les enfants.
La semaine dernière, un jury de Los Angeles a jugé Meta et Google (Alphabet) négligents pour avoir conçu des plateformes de médias sociaux nuisibles aux jeunes et les a condamnés à des dommages-intérêts dans une affaire qui pourrait servir d'exemple à d'autres.
"L'idée est de pouvoir exiger des plateformes qu'elles mettent en œuvre une vérification de l'âge qui soit fiable, solide et protectrice des données personnelles", a déclaré la députée française Laure Miller, qui a rédigé le projet de loi.
"Il est évident que les jeunes ont accès aux smartphones de plus en plus tôt", a-t-elle dit. "Cela a un impact significatif sur leur développement, à la fois personnel et cognitif", a-t-elle ajouté, estimant que les gouvernements doivent réglementer cet aspect et ne pas le laisser entre les mains des géants des médias sociaux.
Les projets de Laure Miller et d'Emmanuel Macron pourraient se heurter à un obstacle au Sénat.
Alors que la législation a été adoptée par la chambre basse du Parlement sous la forme d'une interdiction générale, les sénateurs ont amendé le texte en commission, déclarant qu'ils souhaitaient bloquer l'accès uniquement aux plateformes considérées comme dangereuses pour les enfants. Les autres plateformes pourraient être accessibles avec l'accord des parents. La liste des médias sociaux nuisibles serait définie ultérieurement par décret.
Si le Sénat dans son ensemble soutient cet amendement, cela pourrait donner lieu à des allers-retours entre les deux chambres, bien que la chambre basse ait le dernier mot.
Louis Szponik, 15 ans, lycéen français, n'est pas d'accord avec l'interdiction des médias sociaux. Même s'il estime que des applications comme TikTok peuvent conduire à la procrastination, il est convaincu que les médias sociaux peuvent cultiver la cohésion et l'expression.
"C'est vrai que notre génération est souvent caricaturée comme ça, comme la jeune génération, toujours sur son téléphone", dit-il. Mais les médias sociaux peuvent "avoir un côté positif, celui de pouvoir communiquer avec ses amis."