Le secteur européen de la défense attire des montants record de capital-risque information fournie par Zonebourse 11/02/2026 à 14:06
En Europe, le secteur dit "DSR", pour défense, sécurité et résilience, connaît une accélération sans précédent de ses financements privés. Porté par l'essor de l'IA, du quantique et de la souveraineté technologique, cet écosystème a levé l'équivalent de 8,7 milliards de dollars en 2025. Un record absolu.
Les investissements en capital-risque dans les startups européennes de la défense et des technologies critiques ont bondi de 55% entre 2024 et 2025 (et 194% depuis 2021), atteignant un sommet historique de 8,7 MdsUSD, indique un rapport conjoint de Dealroom (plateforme mondiale d'intelligence économique) et du NATO Innovation Fund (NIF), un fonds de capital-risque indépendant soutenu par 24 alliés de l'OTAN, qui investit dans des startups scientifiques et d'ingénierie de pointe.
"Le secteur DSR continue de croître rapidement à travers l'Europe, avec des levées de fonds substantielles lors de tours de financement majeurs", commente Sander Verbrugge, partenaire chez NIF.
Les chiffres témoignent de l'engouement des investisseurs pour le secteur. Celui-ci absorbe désormais 13% du total du capital-risque européen (contre 4% en 2020), ainsi que 43% des fonds dirigés vers les startups de deep tech.
IA et quantique en tête de gondole
En 2025, l'intelligence artificielle a concentré 44% des financements DSR, une part jamais atteinte en six ans. Les domaines de la décision, de la surveillance, des drones et de l'imagerie satellitaire ont capté à eux seuls 1,7 MdUSD, stimulés notamment par la demande stratégique en temps de guerre.
Le segment des technologies critiques a également explosé, en particulier le quantique (ordinateurs, cryptographie, capteurs), atteignant 2,4 MdsUSD, soit 2,4 fois plus qu'en 2024.
"Avec des revenus désormais avérés et une trajectoire claire, le moment est venu pour les banques et fonds privés de prendre le relais afin de soutenir les étapes suivantes", poursuit Sander Verbrugge.
Montée en puissance industrielle
Les startups européennes ne se contentent plus d'innover : elles accèdent aux appels d'offres publics, signent des partenariats stratégiques avec les "defence primes" et génèrent des revenus conséquents.
Plusieurs startups du secteur affichent ainsi des croissances annuelles à trois chiffres, à l'instar du néerlandais Destinus ( 289%), de l'allemand Quantum Systems ( 173%) ou encore du finlandais ICEYE ( 143%). Parmi les structures tricolores, Delair a connu une croissance annuelle de 78% pour atteindre un CA de 50 MEUR.
Si aucune IPO n'a eu lieu dans le secteur en 2025, le nombre de fusions-acquisitions (soit 20) a été multiplié par quatre par rapport à 2021, souligne le rapport de Dealroom.
L'Europe s'organise pour rivaliser avec les grandes puissances
Le Royaume-Uni reste leader des investissements (2,9 MdsUSD), suivi de l'Allemagne (2,1 MdsUSD) et de la France (869 MUSD). La Finlande (635 MUSD), les Pays-Bas (535 MUSD) ou encore l'Espagne (335 MUSD) complètent le classement.
Côté villes, Munich s'est imposée comme le principal hub européen, avec 1,7 MdUSD levés, devant Londres et Cambridge (1,2 MdUSD chacune), Helsinki (576 MUSD) et Paris (453 MUSD).
Attention, toutefois à ne pas être aveuglé pas les montants faramineux en jeu. John Ridge, Chief Adoption Officer auprès du NIF, avertit : "Alors que les capitaux continuent d'affluer dans un secteur qui n'a jamais été aussi stratégiquement important, l'investissement seul ne se traduit pas automatiquement par des capacités de défense européennes plus fortes."
Selon lui, ce qui compte désormais, "c'est la capacité à transformer ces fonds en technologies réelles, en contrats concrets et en impact opérationnel."
Les investissements en capital-risque dans les startups européennes de la défense et des technologies critiques ont bondi de 55% entre 2024 et 2025 (et 194% depuis 2021), atteignant un sommet historique de 8,7 MdsUSD, indique un rapport conjoint de Dealroom (plateforme mondiale d'intelligence économique) et du NATO Innovation Fund (NIF), un fonds de capital-risque indépendant soutenu par 24 alliés de l'OTAN, qui investit dans des startups scientifiques et d'ingénierie de pointe.
"Le secteur DSR continue de croître rapidement à travers l'Europe, avec des levées de fonds substantielles lors de tours de financement majeurs", commente Sander Verbrugge, partenaire chez NIF.
Les chiffres témoignent de l'engouement des investisseurs pour le secteur. Celui-ci absorbe désormais 13% du total du capital-risque européen (contre 4% en 2020), ainsi que 43% des fonds dirigés vers les startups de deep tech.
IA et quantique en tête de gondole
En 2025, l'intelligence artificielle a concentré 44% des financements DSR, une part jamais atteinte en six ans. Les domaines de la décision, de la surveillance, des drones et de l'imagerie satellitaire ont capté à eux seuls 1,7 MdUSD, stimulés notamment par la demande stratégique en temps de guerre.
Le segment des technologies critiques a également explosé, en particulier le quantique (ordinateurs, cryptographie, capteurs), atteignant 2,4 MdsUSD, soit 2,4 fois plus qu'en 2024.
"Avec des revenus désormais avérés et une trajectoire claire, le moment est venu pour les banques et fonds privés de prendre le relais afin de soutenir les étapes suivantes", poursuit Sander Verbrugge.
Montée en puissance industrielle
Les startups européennes ne se contentent plus d'innover : elles accèdent aux appels d'offres publics, signent des partenariats stratégiques avec les "defence primes" et génèrent des revenus conséquents.
Plusieurs startups du secteur affichent ainsi des croissances annuelles à trois chiffres, à l'instar du néerlandais Destinus ( 289%), de l'allemand Quantum Systems ( 173%) ou encore du finlandais ICEYE ( 143%). Parmi les structures tricolores, Delair a connu une croissance annuelle de 78% pour atteindre un CA de 50 MEUR.
Si aucune IPO n'a eu lieu dans le secteur en 2025, le nombre de fusions-acquisitions (soit 20) a été multiplié par quatre par rapport à 2021, souligne le rapport de Dealroom.
L'Europe s'organise pour rivaliser avec les grandes puissances
Le Royaume-Uni reste leader des investissements (2,9 MdsUSD), suivi de l'Allemagne (2,1 MdsUSD) et de la France (869 MUSD). La Finlande (635 MUSD), les Pays-Bas (535 MUSD) ou encore l'Espagne (335 MUSD) complètent le classement.
Côté villes, Munich s'est imposée comme le principal hub européen, avec 1,7 MdUSD levés, devant Londres et Cambridge (1,2 MdUSD chacune), Helsinki (576 MUSD) et Paris (453 MUSD).
Attention, toutefois à ne pas être aveuglé pas les montants faramineux en jeu. John Ridge, Chief Adoption Officer auprès du NIF, avertit : "Alors que les capitaux continuent d'affluer dans un secteur qui n'a jamais été aussi stratégiquement important, l'investissement seul ne se traduit pas automatiquement par des capacités de défense européennes plus fortes."
Selon lui, ce qui compte désormais, "c'est la capacité à transformer ces fonds en technologies réelles, en contrats concrets et en impact opérationnel."