PARIS, 18 octobre (Reuters) - La société allemande
Volocopter a présenté jeudi à Paris un robot taxi volant qui,
après Dubai, sera testé en milieu urbain à Singapour au second
semestre 2019.
L'engin, une des attractions du 3e salon Autonomy des
nouvelles mobilités, qui se tient jusqu'au 20 octobre dans la
grande Halle de la Villette, ne ressemble pas à la DS volante de
Fantomas, représentée sur une affiche du salon.
C'est un hélicoptère sans queue avec une myriade de 18
hélices disposées sur un cercle de plus de neuf mètres de
diamètre. Electrique et autonome, l'appareil se veut plus sûr
qu'un hélicoptère classique car il n'a pas besoin de rotor de
queue pour se stabiliser. Et ses nombreuses hélices lui
permettent de continuer à voler, même en cas de panne de l'une
d'entre elles.
"Volocopter permet un gain de temps supérieur à 80%, cela
ouvre des perspectives nouvelles totalement inédites", a déclaré
Fabien Nestmann, responsable de la politique publique de la PME
allemande créée en 2011 près de Karlsruhe, dans le Sud du pays,
et qui emploie aujourd'hui une centaine de personnes.
Il estime qu'en volant à 100 kilomètres/heures au-dessus des
bouchons, l'appareil de deux places permet de rallier la place
de l'Etoile, depuis l'aéroport de Roissy, en un temps record de
25 minutes, ou de placer l'aéroport d'Orly à seulement 22
minutes de la Défense.
En mode commercial, Volocopter débuterait avec un pilote,
a-t-il précisé, avant de devenir totalement autonome au fil de
l'évolution de la réglementation sur le trafic aérien.
Les projets de voitures volantes, avec ou sans chauffeur, se
multiplient aujourd'hui pour répondre aux problèmes de
congestion et de pollution urbaine, avec par exemple les
recherches de la plateforme Elevate d'Uber ou encore le
CityAirbus de l'avionneur européen.
L'horizon souvent évoqué pour l'arrivé de tels services est
2022 et dans la région parisienne, des expériences grandeur
nature pourraient voir le jour dans l'optique des Jeux
olympiques de 2024.
"Paris nous intéresse beaucoup, il y a quelques discussions
en cours, mais encore rien de concret", a ajouté Fabien
Nestmann.
(Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)