Le rebond se prolonge dans le sillage de Wall Street information fournie par Zonebourse 07/05/2026 à 08:32
Les principales Bourses européennes devraient débuter la séance en hausse jeudi matin, dans le sillage de Wall Street et de Tokyo, l'ascension des valeurs technologiques continuant de l'emporter sur les incertitudes qui entourent toujours le scénario d'un prochain dénouement de la crise au Moyen-Orient.
D'après les contrats à terme, le CAC 40 parisien pourrait gagner 0,3% à l'ouverture, le FTSE à Londres avancerait de 0,1% et l'Euro STOXX prendrait moins de 0,1%.
Les marchés d'actions européens avaient vivement progressé mercredi dans un contexte d'optimisme vis-à-vis d'une réouverture prochaine du détroit d'Ormuz suite à des informations d'Axios selon lesquelles Washington serait sur le point de conclure un accord avec l'Iran visant à mettre fin à la guerre.
Au coup de cloche final, Paris s'octroyait une progression de 2,9%, loin devant Francfort ( 2,2%) et Londres ( 2,2%).
Un potentiel de rattrapage encore intact pour les indices européens
Si la perspective d'une issue positive au conflit et d'une normalisation du transit maritime était déjà partiellement intégrée par les marchés, c'est l'accélération du calendrier qui semble avoir positivement surpris les opérateurs hier.
"Bien qu'un accord et l'ouverture du détroit soient reflétés depuis longtemps dans les cours, l'horizon temporel anticipé pour cette ouverture a bien avancé", soulignent les analystes de Danske Bank.
Après déjà une demi-douzaine d'annonces du même type par Washington, Axios indique qu'il s'agit de "l'accord le plus proche d'être conclu depuis le début du conflit".
Cette évolution se traduit concrètement sur les marchés de prédiction. Sur la plateforme Polymarket, la probabilité d'une réouverture avant la fin du mois de mai est désormais estimée à 30%. Plus significatif encore, la probabilité d'un déblocage avant la fin juin a bondi à 75%, contre seulement 50% la veille.
En dépit de ces développements encourageants, une certaine prudence reste toujours de mise sur le Vieux Continent, où les grands indices accusent encore un retard de 2% par rapport à leurs sommets d'avant-guerre, suggérant que le potentiel de rattrapage n'est pas encore épuisé.
"Si l'Iran approuve l'accord, les actions pourraient disposer d'une marge de progression supplémentaire", promet-on chez Danske Bank.
Nouveaux sommets à Wall Street grâce à l'IA
A New York, les trois grands indices de référence ont fini sur des gains allant de 1,2% à 2,1% hier soir, avec de nouveaux records à la clé pour le S&P 500 et le Nasdaq, soutenus par l'espoir d'une issue diplomatique au conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, ainsi que par plusieurs résultats solides dans les valeurs liées à l'intelligence artificielle.
AMD a bondi de 18% après des résultats supérieurs aux attentes et des perspectives revues à la hausse, portées par une croissance de 57% de son activité liée aux centres de données grâce aux accélérateurs IA et aux processeurs EPYC. Dans la foulée, Arm Holdings gagnait 13% et Intel progressait de 4%.
Au-delà du bond du secteur des semi-conducteurs, le thème des infrastructures numériques a également soutenu Dell, qui s'adjugeait 10% suite à l'annonce d'un partenariat avec TotalEnergies et Nvidia pour concevoir et installer un nouveau supercalculateur.
La tendance est tout aussi positive en Asie, où la Bourse de Tokyo s'envolait de presque 6% jeudi après trois jours de fermeture pour la "Golden Week", caractérisée par une forte concentration de jours fériés.
Le reflux du pétrole apaise les tensions obligataires
Le regain d'appétit pour le risque s'appuie aussi sur un net reflux du pétrole, qui a allégé les craintes d'un choc énergétique prolongé.
Après avoir chuté de plus de 7% hier, le Brent amorce un timide rebond technique ce matin en reprenant 0,6% à 101,8 dollars. Le WTI, qui est désormais repassé sous la barre des 100 dollars, se redresse modestement de 0,4% à 95,5 dollars.
Ce contexte favorise la baisse des rendements des emprunts d'Etat en écartant la menace d'éventuelles hausses de taux de la part des banques centrales dues à une remontée des tensions inflationnistes sur fond d'envolée du brut.
Il apparaît clairement que les investisseurs sont repassés en mode euphorie et optimisme maximal et que les craintes inflationnistes semblent bel et bien enterrées, ce qui entraîne une nette détente des taux américains : le rendement des Treasuries à 10 ans recule de 6,5 points de base à 4,35%.
Cette vague d'optimisme profite aussi aux marchés obligataires européens, avec des rendements en baisse de sept points sur les Bunds allemands, qui reviennent en direction de 3%.
Des indicateurs économiques et des résultats d'entreprise sous haute surveillance
Principal rendez-vous à l'agenda économique du jour, les commandes industrielles allemandes ont bondi de 5% en mars en dépit des craintes causées par la guerre au Moyen-Orient et des tensions qui s'en sont suivies sur les prix des produits énergétiques.
Les chiffres des ventes au détail dans la zone euro suivront à 11h00, avant la parution en début d'après-midi aux Etats-Unis des derniers chiffres de la productivité et des inscriptions hebdomadaires au chômage.
Côté résultats, la séance s'annonce encore intense avec les publications d'Engie, Henkel, Legrand ou encore Shell sur le Vieux Continent, qui seront suivies de celle de McDonald's de l'autre côté de l'Atlantique à l'heure du déjeuner.
D'après les contrats à terme, le CAC 40 parisien pourrait gagner 0,3% à l'ouverture, le FTSE à Londres avancerait de 0,1% et l'Euro STOXX prendrait moins de 0,1%.
Les marchés d'actions européens avaient vivement progressé mercredi dans un contexte d'optimisme vis-à-vis d'une réouverture prochaine du détroit d'Ormuz suite à des informations d'Axios selon lesquelles Washington serait sur le point de conclure un accord avec l'Iran visant à mettre fin à la guerre.
Au coup de cloche final, Paris s'octroyait une progression de 2,9%, loin devant Francfort ( 2,2%) et Londres ( 2,2%).
Un potentiel de rattrapage encore intact pour les indices européens
Si la perspective d'une issue positive au conflit et d'une normalisation du transit maritime était déjà partiellement intégrée par les marchés, c'est l'accélération du calendrier qui semble avoir positivement surpris les opérateurs hier.
"Bien qu'un accord et l'ouverture du détroit soient reflétés depuis longtemps dans les cours, l'horizon temporel anticipé pour cette ouverture a bien avancé", soulignent les analystes de Danske Bank.
Après déjà une demi-douzaine d'annonces du même type par Washington, Axios indique qu'il s'agit de "l'accord le plus proche d'être conclu depuis le début du conflit".
Cette évolution se traduit concrètement sur les marchés de prédiction. Sur la plateforme Polymarket, la probabilité d'une réouverture avant la fin du mois de mai est désormais estimée à 30%. Plus significatif encore, la probabilité d'un déblocage avant la fin juin a bondi à 75%, contre seulement 50% la veille.
En dépit de ces développements encourageants, une certaine prudence reste toujours de mise sur le Vieux Continent, où les grands indices accusent encore un retard de 2% par rapport à leurs sommets d'avant-guerre, suggérant que le potentiel de rattrapage n'est pas encore épuisé.
"Si l'Iran approuve l'accord, les actions pourraient disposer d'une marge de progression supplémentaire", promet-on chez Danske Bank.
Nouveaux sommets à Wall Street grâce à l'IA
A New York, les trois grands indices de référence ont fini sur des gains allant de 1,2% à 2,1% hier soir, avec de nouveaux records à la clé pour le S&P 500 et le Nasdaq, soutenus par l'espoir d'une issue diplomatique au conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, ainsi que par plusieurs résultats solides dans les valeurs liées à l'intelligence artificielle.
AMD a bondi de 18% après des résultats supérieurs aux attentes et des perspectives revues à la hausse, portées par une croissance de 57% de son activité liée aux centres de données grâce aux accélérateurs IA et aux processeurs EPYC. Dans la foulée, Arm Holdings gagnait 13% et Intel progressait de 4%.
Au-delà du bond du secteur des semi-conducteurs, le thème des infrastructures numériques a également soutenu Dell, qui s'adjugeait 10% suite à l'annonce d'un partenariat avec TotalEnergies et Nvidia pour concevoir et installer un nouveau supercalculateur.
La tendance est tout aussi positive en Asie, où la Bourse de Tokyo s'envolait de presque 6% jeudi après trois jours de fermeture pour la "Golden Week", caractérisée par une forte concentration de jours fériés.
Le reflux du pétrole apaise les tensions obligataires
Le regain d'appétit pour le risque s'appuie aussi sur un net reflux du pétrole, qui a allégé les craintes d'un choc énergétique prolongé.
Après avoir chuté de plus de 7% hier, le Brent amorce un timide rebond technique ce matin en reprenant 0,6% à 101,8 dollars. Le WTI, qui est désormais repassé sous la barre des 100 dollars, se redresse modestement de 0,4% à 95,5 dollars.
Ce contexte favorise la baisse des rendements des emprunts d'Etat en écartant la menace d'éventuelles hausses de taux de la part des banques centrales dues à une remontée des tensions inflationnistes sur fond d'envolée du brut.
Il apparaît clairement que les investisseurs sont repassés en mode euphorie et optimisme maximal et que les craintes inflationnistes semblent bel et bien enterrées, ce qui entraîne une nette détente des taux américains : le rendement des Treasuries à 10 ans recule de 6,5 points de base à 4,35%.
Cette vague d'optimisme profite aussi aux marchés obligataires européens, avec des rendements en baisse de sept points sur les Bunds allemands, qui reviennent en direction de 3%.
Des indicateurs économiques et des résultats d'entreprise sous haute surveillance
Principal rendez-vous à l'agenda économique du jour, les commandes industrielles allemandes ont bondi de 5% en mars en dépit des craintes causées par la guerre au Moyen-Orient et des tensions qui s'en sont suivies sur les prix des produits énergétiques.
Les chiffres des ventes au détail dans la zone euro suivront à 11h00, avant la parution en début d'après-midi aux Etats-Unis des derniers chiffres de la productivité et des inscriptions hebdomadaires au chômage.
Côté résultats, la séance s'annonce encore intense avec les publications d'Engie, Henkel, Legrand ou encore Shell sur le Vieux Continent, qui seront suivies de celle de McDonald's de l'autre côté de l'Atlantique à l'heure du déjeuner.