LONDRES, 1er octobre (Reuters) - La part du yuan chinois
dans les réserves de devises détenues par les banques centrales
atteint 1,8% des réserves globales, un niveau proche de ceux du
dollar australien (1,8%) et du dollar canadien (1,9%), montre
une étude trimestrielle du Fonds monétaire international (FMI).
Cette étude, publiée vendredi, précise que les banques
centrales détenaient fin juin pour 11.000 milliards de dollars
(9.470 milliards d'euros) de réserves.
L'augmentation du poids du yuan dans ce total s'est
poursuivie sur fond de montée des tensions commerciales entre la
Chine et les Etats-Unis, tensions qui ont contribué à la baisse
de plus de 5% de la valeur de la monnaie chinoise sur la période
avril-juin.
Elle suggère que les responsables de la gestion des réserves
conservent un appétit soutenu par la devise chinoise, estime
Steve Englander, directeur de la stratégie devises du G10 de
Standard Chartered Bank.
"Il est aussi possible que des gestionnaires de réserves se
soient diversifiés au détriment du dollar, soit pour des raisons
de portefeuille, soit en raison de divergences politiques avec
les Etats-Unis", a-t-il ajouté.
Le dollar américain reste la première devise détenue par les
banques centrales, à hauteur de 62,2% du total, devant l'euro
(20%) et le yen (5%).
La livre sterling, elle, poursuit son déclin avec une part
tombée à 4,48% du total des réserves, soit une baisse de 20
points de base.
(Saikat Chatterjee; Marc Angrand pour le service français,
édité par Véronique Tison)