9 mars (Reuters) - Ed Bastian, le directeur général de Delta
Air Lines DAL.N , s'est dit optimiste jeudi pour les
performances financières de son groupe en 2017 et il a ajouté
s'attendre à rencontrer bientôt Warren Buffett, devenu depuis
peu le principal actionnaire de la compagnie aérienne.
Après avoir publié des résultats record pour 2016, Delta a
averti récemment sur la hausse des coûts de l'énergie et de ses
coûts salariaux qui pourraient peser sur ses marges au premier
trimestre.
"Les chiffres sont sains (...), nous sommes sur une bonne
trajectoire", a déclaré Ed Bastian lors d'un déjeuner organisé
au Boston College, prédisant pour cette année un bénéfice avant
impôt autour de six milliards de dollars (5,7 milliards
d'euros), le même ordre de grandeur que celui de 2016.
La compagnie aérienne aux 180 millions de clients a versé en
février une participation totale de 1,1 milliard de dollars à
ses quelque 80.000 employés et compte encore réduire son
endettement cette année, a-t-il ajouté.
Evoquant le récent renforcement de Warren Buffett au capital
du groupe, il a dit y voir un "signe que les temps ont changé"
pour le secteur du transport aérien.
Il y a quelques années, Buffett avait qualifié les
compagnies aériennes de "piège mortel pour les investisseurs"
alors que se multipliaient les faillites et restructurations
dans le secteur.
Or sa société d'investissement Berkshire Hathaway BRKa.N a
augmenté sa participation dans American Airlines AAL.O , Delta
et United Continental Holding Group UAL.N au quatrième
trimestre, tout en entrant au capital de Southwest Airlines
LUV.N , selon un avis financier paru en février.
Bien que de son propre aveu il n'ait pas voyagé en avion
commercial depuis des années, Buffett, dont la fortune est
estimée à 78,5 milliards de dollars par Forbes, est investi à
hauteur de trois milliards de dollars dans Delta.
Ed Bastian a confié avoir correspondu avec le milliardaire
mais ne l'avoir pas encore rencontré. "Il m'a invité, on se
verra bientôt", a-t-il dit.
Le patron de Delta a en revanche récemment rencontré le
président Donald Trump, qui lui a dit être partisan d'une
privatisation du système de contrôle aérien aux Etats-Unis.
(Svea Herbst-Bayliss, Véronique Tison pour le service français)