Le parquet de Paris dit ne pas avoir reçu de courrier de la justice américaine au sujet de X
information fournie par Reuters 18/04/2026 à 22:29

Le parquet de Paris a dit samedi ne pas avoir reçu de courrier du département de Justice (DoJ) américain, qui, d'après le Wall Street Journal, signifiait le refus de Washington de coopérer à son enquête sur le réseau social X d'Elon Musk.

Cette enquête, qui a donné lieu plus tôt cette année à des perquisitions dans les locaux français de X, "porte notamment sur les infractions de complicité de détention et diffusion d’images de mineurs présentant un caractère pédopornographique", a précisé le parquet dans un communiqué envoyé à Reuters.

Elle porte aussi "sur l'utilisation du modèle d'intelligence artificielle de X pour la création de "deepfakes" à caractère sexuel sans le consentement des victimes."

"Dans le respect des dispositions sur la coopération pénale internationale, certaines pièces de la procédure française ont été transmises au DoJ, aux bureaux du procureur général de Californie et du procureur de New-York, ainsi qu'à différents parquets européens", poursuit le parquet de Paris.

Elon Musk, propriétaire de X mais aussi de Tesla TSLA.O et de SpaceX, a été convoqué par les enquêteurs français pour le lundi 20 avril.

En février, les autorités françaises ont ordonné au milliardaire américain, très proche du président américain Donald Trump au début du deuxième mandat de ce dernier, de se présenter pour être interrogé dans le cadre de l'enquête, menée depuis janvier 2025.

"Conformément à la procédure pénale française, qui garantit à chaque mis en cause la possibilité de s'exprimer sur les faits dont il est soupçonné, les gérants et personnels de la société X font l'objet de convocations en audition libre. Leur présence ou leur absence n'est pas un obstacle à la poursuite des investigations," rappelle le parquet de Paris.

X fait l'objet d'une surveillance étroite de la part des régulateurs et des gouvernements de plusieurs pays depuis son rachat de la plateforme, les autorités examinant des questions telles que la modération des contenus, les pratiques en matière de données et le respect des lois locales.

(Abu Sultan à Bangalore et Tassilo Hummel à Paris, version française Benoit Van Overstraeten)