(Actualisé avec des précisions)
7 septembre (Reuters) - Eli Lilly LLY.N a annoncé jeudi la
suppression de 8% de ses effectifs, le laboratoire
pharmaceutique s'employant à réduire ses coûts après avoir connu
des difficultés dans le développement de deux médicaments très
prometteurs.
Lilly précise que 3.500 emplois environ seront supprimés de
par le monde, ce qui dégagera pour 500 millions de dollars
environ d'économies annuelles à partir de 2018.
Lilly n'était pas disponible dans l'immédiat.
Le laboratoire pense que pour l'essentiel le programme sera
couvert par des départs en pré-retraite et qu'il induira une
charge de l'ordre de 1,2 milliard de dollars avant impôt, soit
80 cents par action après impôt.
Il ferme par ailleurs un site dans l'Iowa et des centres de
recherche-développement au New Jersey et en Chine.
Lilly avait fait mention en juillet d'un retard probable de
quelques années pour le baricitinib, un traitement de l'arthrite
rhumatoïde, la Food and Drug Administration (FDA) américaine
ayant refusé de l'homologuer sans un nouveau test clinique.
Ce retard faisait suite à l'échec clinique, en novembre, du
solanezumab, un traitement expérimental de la maladie
d'Alzheimer dont Lilly espérait qu'il soit le premier homologué
comme ralentisseur de la progression de la maladie.
Lilly a dit qu'il pouvait en théorie lancer deux nouveaux
médicaments d'ici la fin de l'an prochain. La FDA examine
actuellement l'abemaciclib pour le traitement du cancer du sein
avancé.
L'action gagnait 2,7% à 82,7 dollars vers 14h50 GMT à Wall
Street.
(Michael Erman à New York et Divya Grover à Bengalore, Wilfrid
Exbrayat pour le service français)