Le Kirghizistan demande à ses alliés de l’aide pour l'approvisionnement en carburant
information fournie par Reuters 02/07/2026 à 10:50

par Aigerim Turgunbaeva

Le Kirghizistan a demandé mercredi en fin de journée au Kazakhstan, à la Biélorussie, à l’Azerbaïdjan, à l’Ouzbékistan et au Turkménistan de l’aider à garantir la stabilité de son approvisionnement en carburant, Bichkek s'inquiétant d’éventuelles pénuries alors que les raffineries de pétrole russes sont mises à mal par les attaques ukrainiennes.

Ce pays d’Asie centrale, peuplé de sept millions d’habitants, importe plus de 90% de son essence de Russie, actuellement confrontée à de graves pénuries de carburant en raison des frappes de drones ukrainiens sur ses infrastructures énergétiques.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré la semaine dernière que Moscou pourrait prochainement interdire les exportations de carburants, reconnaissant ainsi les pénuries croissantes sur le marché intérieur.

"Afin de garantir un approvisionnement durable en carburant, des demandes officielles ont été adressées aux autorités gouvernementales compétentes de la Fédération de Russie, de la République du Kazakhstan, de la République de Biélorussie, de la République d’Azerbaïdjan, de la République d’Ouzbékistan et du Turkménistan", a déclaré le ministère kirghize de l’Énergie dans un communiqué.

Précisant que les stocks de carburant restaient suffisants, le ministère a ajouté que l’approvisionnement se déroulait jusqu'à présent comme prévu. En juin, les autorités kirghizes ont instauré un contrôle des prix sur certaines ventes de carburant au détail.

L’association des négociants en pétrole du Kirghizistan a par ailleurs indiqué que certaines stations-service connaissaient des pénuries d’essence AI-95, bien que les stocks de la qualité AI-92, plus largement utilisée, soient suffisants pour 30 à 45 jours.

À l’instar d’autres pays d’Asie centrale, dont les économies sont étroitement liées à celle de la Russie, le Kirghizistan a subi des chocs inflationnistes périodiques depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022.

(Rédigé par Aigerim Turgunbaeva ; version française Etienne Breban, édité par Benoit Van Overstraeten)