Le groupe énergétique espagnol Repsol envisage d'étendre ses activités à un nouveau gisement pétrolier au Venezuela
information fournie par Reuters 18/06/2026 à 21:04

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* Ce protocole d'accord constitue une première étape vers l'extension des activités au-delà des gisements de Barua et de Motatan

* Ces accords ajoutent Repsol à la liste des négociateurs des zones prioritaires

(Ajout de contexte et de détails aux paragraphes 3 et 6) par Deisy Buitrago

Repsol REP.MC cherche à étendre ses projets au Venezuela en intégrant le gisement pétrolier d’Horcon à son portefeuille, a annoncé jeudi le producteur d’énergie espagnol dans un communiqué, après avoir signé cette semaine des accords avec le gouvernement vénézuélien.

La société, qui est un partenaire clé de la société d’État PDVSA pour les projets pétroliers et gaziers, a signé plusieurs accords préliminaires avec le Venezuela depuis mars afin de s’assurer un approvisionnement en gaz provenant du projet offshore phare Perla, qu’elle partage avec l’italien Eni

ENI.MI , et d’étendre ses activités au sein de la coentreprise Petroquiriquire, où elle prévoit d’ajouter les gisements de La Ceiba et de Tomoporo.

Ces accords ajoutent Repsol à la liste des négociateurs pour des zones pétrolières et gazières de premier ordre depuis que les États-Unis ont «capturé» le président Nicolás Maduro en janvier et proposé un plan de reconstruction énergétique de 100 milliards de dollars, ce qui a conduit à une réforme en profondeur de la principale loi pétrolière du pays afin de favoriser les partenariats avec les producteurs étrangers.

Suite à l’octroi par les États-Unis de licences permettant aux entreprises de négocier et de développer des projets énergétiques au Venezuela, Repsol vise à augmenter de moitié sa production brute totale dans le pays, qui s’élève actuellement à environ 45.000 barils par jour, au cours des 12 prochains mois, et à la tripler au cours des trois prochaines années, a-t-elle indiqué.

Le protocole d’accord signé pour le gisement d’Horcon, situé au nord-ouest du Venezuela, constitue une première initiative de Repsol visant à étendre ses activités au-delà des gisements de Barua et de Motatan, qui font déjà partie de son portefeuille. La société détient également des participations dans le projet Petrocarabobo, situé dans la ceinture de l’Orénoque, la plus grande région pétrolière du pays, ainsi que dans le projet Quiriquire Gas, à l’est du Venezuela.

L'accord a été signé cette semaine à Caracas lors d'une réunion entre le directeur général de Repsol, Josu Jon Imaz, le responsable de l'exploration et de la production de la société, Francisco Gea, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, la ministre du Pétrole, Paula Henao, et le directeur de PDVSA, Hector Obregon.

La société espagnole, qui a intensifié cette année ses importations de brut vénézuélien pour ses raffineries européennes, a également l’intention de faire avancer l’analyse des opportunités liées au gaz naturel offshore dans ce pays d’Amérique du Sud, a-t-elle indiqué.