Le fonds souverain norvégien annonce une perte de $68 milliards au 1er trimestre, avec la chute des valeurs tech
information fournie par Reuters 23/04/2026 à 12:25

Résultats de Norges Bank Investment Management pour 2024

Le fonds souverain norvégien, ‌le plus important du monde avec une valeur de 2.200 milliards de dollars (1.880 ​milliards d'euros), a annoncé jeudi une perte de 636 milliards de couronnes norvégiennes (68,44 milliards de dollars) au premier trimestre, la guerre au Moyen-Orient ayant pesé sur ​les marchés boursiers mondiaux.

Norges Bank Investment Management (NBIM), dont la moitié des actifs sont aux États-Unis, a affiché ​un rendement négatif de 1,9% pour la ⁠période de janvier à mars, surpassant son indice de référence de 0,01 ‌point de pourcentage.

"Ce résultat reflète un trimestre marqué par des conditions de marché difficiles", a déclaré le directeur général adjoint de ​NBIM Trond Grande dans ‌un communiqué.

"Nous avons constaté un impact limité sur les ⁠titres à revenu fixe et l'immobilier, mais c'est la baisse des actions, en particulier parmi les grandes entreprises technologiques américaines, qui a déterminé le résultat", a-t-il ⁠ajouté.

La guerre, déclenchée le ‌28 février par les États-Unis et Israël avec des frappes ⁠coordonnées contre l'Iran, a entraîné la plus forte baisse trimestrielle de l'indice ‌boursier S&P 500 depuis 2022, bien que les marchés se soient ⁠depuis redressés.

Le rendement des investissements en actions du fonds s'est ⁠établi à -2,6%, les ‌titres à revenu fixe ont baissé de 0,2%, l'immobilier non coté a progressé ​de 1,2% et les infrastructures d'énergie renouvelable ‌non cotées ont reculé de 1,9%, a-t-il indiqué.

Le fonds, propriétaire d'actions de plus de 7.000 entreprises ​à travers le monde, détenait ses principales participations dans Nvidia, Apple et Microsoft au début de l'année 2026, selon ses dernières informations publiées.

L'année dernière, ⁠le fonds a enregistré une perte de 415 milliards de couronnes au premier trimestre, les actions technologiques en baisse ayant alors également pesé sur les rendements, soulignant à quel point même un portefeuille diversifié peut être influencé par les fluctuations des grandes valeurs américaines.

(Reportage de Jesus Calero ; version française Mara Vilcu : édité ​par Benoit Van Overstraeten)