Le fonds souverain norvégien affiche un bénéfice record de €160 mds au S1
information fournie par Reuters 12/08/2026 à 10:35

L'introduction en bourse (IPO) de SpaceX au Nasdaq MarketSite de New York

par Gwladys Fouche

Le ‌fonds souverain norvégien, le plus important au monde, a fait état mercredi d'un ​bénéfice record de 1.750 milliards de couronnes norvégiennes (159,08 milliards d'euros) sur les six premiers mois de l'année.

Investissant les recettes de l'État norvégien issues de la ​production de pétrole et de gaz, le fonds détient en moyenne 1,5% de l'ensemble des sociétés ​cotées dans le monde, ce qui en ⁠fait le plus grand investisseur individuel au monde.

D'une valeur de 2.300 ‌milliards de dollars (1.990 milliards d'euros), le fonds a vu son bénéfice grimper grâce aux valeurs technologiques sur la première moitié de ​l'année, a-t-il annoncé.

"Ce résultat ‌s'explique par les bons rendements enregistrés sur les marchés ⁠boursiers, notamment grâce aux valeurs technologiques asiatiques", a déclaré le directeur général Nicolai Tangen dans un communiqué accompagnant les résultats semestriels.

Mardi en fin de journée, le ⁠fonds a annoncé ‌pour la première fois dans une liste actualisée de ses ⁠participations qu'il détenait une part de 0,05% dans SpaceX, d’une valeur de ‌1,22 milliard de dollars au 30 juin.

Cette participation reste toutefois ⁠modeste par rapport à ses autres participations dans le secteur ⁠technologique.

Le fonds détient ‌entre autres une participation de 1,28%, d'une valeur de 62 milliards de dollars, ​dans Nvidia, une participation de 1,24%, ‌d’une valeur de 52 milliards de dollars, dans Apple, une participation de 1,17%, d’une valeur de ​50 milliards de dollars, dans Alphabet.

Au total, le fonds a investi dans environ 7.100 entreprises à travers le monde. Il investit également dans ⁠des actions, l'immobilier et des projets liés aux énergies renouvelables.

Si la valeur du fonds a doublé en moins d'une décennie, Nicolai Tangen a averti que les actifs détenus pourraient subir une perte importante et inattendue, voire disparaître complètement, en cas d’effondrement des marchés.

(Rédigé par Gwladys Fouche; version française Etienne Breban, édité ​par Benoit Van Overstraeten)