Le dollar signe un pic de 18 mois, puis recule
information fournie par Zonebourse 14/10/2026 à 09:47

un billet de 100 dollars (Crédits: Unsplash - David Trinks)

Le billet vert a légèrement reculé après ses pics récents, dans l'attente de données d'inflation américaines qui seront annoncées cet après-midi.

Le billet vert a signé lundi un plus haut de 18 mois avant de s'essouffler. En début de semaine, l'escalade des tensions au Moyen-Orient (frappes des Houthis yéménites contre l'Arabie saoudite, deux pétroliers attaqués durant le week-end) a alimenté une forte demande de valeurs refuges et propulsé le Dollar Index à son niveau le plus élevé depuis un an et demi. Le Dollar Index, ou DXY, mesure l'USD face à un panier de six grandes devises : euro, franc suisse, yen, dollar canadien, couronne suédoise et livre sterling. Dès mardi, le mouvement s'est inversé : les investisseurs ont commencé à réévaluer le rallye alimenté par l'intelligence artificielle, dont la solidité est jugée de plus en plus incertaine, réduisant mécaniquement l'attrait des actifs américains.

L'euro a toutefois tendance à s'effriter depuis la fin de semaine dernière, conséquence de la fragilité de certaines économies, dont la France. L'EUR/USD recule de -0,4% à 1,1205. L'EUR/GBP perd également ?0,4% à 0,8449, et l'EUR/CHF recule de... ?0,4% à 0,9327, confirmant une faiblesse structurelle de la monnaie unique face à ses principales contreparties.

La livre sterling et le yen affichent une remarquable stabilité. Le GBP/USD se maintient à 1,3262 et l'USD/JPY à 158,26, deux paires quasi immobiles.

La trajectoire de la Fed reste le pivot central du marché des changes. L'ensemble des mouvements s'est articulé autour de l'attente des données d'inflation américaines et des signaux des responsables de la Réserve fédérale. Le scepticisme croissant sur la valorisation des valeurs IA, qui avait jusqu'ici soutenu les flux de capitaux vers les Etats-Unis, introduit une nouvelle variable dans l'équation du dollar : si ces entrées de capitaux venaient à se tarir, la pression sur le billet vert pourrait s'accentuer au-delà de ce que les seuls différentiels de taux justifient.