Le CAC 40 sous pression, Schneider Electric dévisse de près de 10%
information fournie par Zonebourse 05/10/2026 à 11:57

Les Bourses européennes évoluent sans direction claire lundi à la mi-séance, malgré des indicateurs d'activité encourageants en zone euro. A Paris, la forte baisse de Schneider Electric et les inquiétudes persistantes autour des finances publiques françaises pèsent sur la tendance. Peu avant midi, le CAC 40 recule de 1,09% à 7 811 points, tandis que l'Euro Stoxx 50 cède 0,16%. Londres se démarque, le FTSE 100 progressant de 0,44%.

Sur la place parisienne, Schneider Electric ferme la marche de l'indice CAC 40 et chute de 9,7% après l'annonce du rachat de l'américain PTC. Si la logique stratégique de l'opération est globalement saluée par les analystes, son coût et son impact sur l'endettement du groupe français suscitent des réserves.

Air Liquide se distingue à l'inverse avec un gain de 1,7%. Le spécialiste des gaz industriels vise une croissance annuelle moyenne de 5% de son chiffre d'affaires d'ici à 2030 et a annoncé le lancement d'un programme de rachat d'actions de quatre milliards d'euros.

Hermès perd 2,4%, pénalisé par plusieurs avis défavorables d'analystes. UBS a notamment abaissé sa recommandation de "neutre" à "vendre" et ramené son objectif de cours de 1 695 à 1 168 euros.

Parmi les autres actualités d'entreprises, Atos (-2%) a annoncé avoir remporté auprès de la Metropolitan Police de Londres un contrat de six ans pouvant atteindre 350 millions de livres, soit environ 413 millions d'euros.

Emeis (-0,40%) a pour sa part finalisé la cession de ses activités au Brésil, achevant ainsi son retrait d'Amérique latine pour un montant global de l'ordre de 111 millions d'euros.

Ailleurs en Europe, Brunello Cucinelli (0,85%) surperforme ce lundi à la Bourse de Milan, le titre bénéficiant d'un relèvement de recommandation de RBC qui loue la résilience de l'activité du groupe italien face à une conjoncture défavorable pour le secteur du luxe dans son ensemble.

Les indices PMI signalent un regain d'activité en Europe

En Allemagne, l'indice PMI des services S&P Global/HCOB a bondi à 52,9 en septembre, contre 49,7 en août, retrouvant ainsi une zone d'expansion. Même amélioration en France, où l'activité du secteur privé a renoué avec la croissance. Le PMI composite s'est établi à 51,1 en septembre, après 48,5 en août, atteignant un plus haut de 25 mois. Dans les services, l'indice est ressorti à 51,2, contre 48 le mois précédent, repassant au-dessus du seuil de 50 pour la première fois depuis décembre 2025.

A l'échelle de la zone euro, la dynamique s'est également renforcée, l'indice d'activité progressant de 52 à 53,1 points, son niveau le plus élevé depuis 41 mois.

Ces signaux encourageants ne suffisent toutefois pas à apaiser les tensions sur la dette française tandis que sur le marché des changes l'euro est tombé lundi à un plus bas de 17 mois face au dollar, après avoir déjà été fragilisé la semaine dernière par les turbulences obligataires et les craintes inflationnistes.

Du côté des matières premières, les cours du pétrole restent orientés à la baisse. Le marché continue de digérer l'annonce des pays du G7 concernant la libération de réserves stratégiques au cours des prochains mois.

La séance sera rythmée cet après-midi par la publication de l'indice ISM des services aux Etats-Unis. Très attendu par les investisseurs, cet indicateur apportera de nouveaux éléments sur la vigueur de l'économie américaine et, par ricochet, sur les prochaines décisions de politique monétaire de la Fed.