Le CAC 40 reprend des couleurs, les tensions géopolitiques sous surveillance
information fournie par Zonebourse 09/07/2026 à 12:25

Après la correction de la veille, les marchés tentent de se stabiliser. A la Bourse de Paris, le CAC 40 progresse de 0,27%, à 8 275 points, au lendemain d'un recul de 2,2%, sa plus forte baisse depuis le 3 mars. L'Euro Stoxx 50 avance de son côté de 0,58%. Si les tensions au Moyen-Orient continuent de dominer les préoccupations des investisseurs, ces derniers semblent cette fois réagir avec davantage de sang-froid, l'hypothèse d'une nouvelle escalade géopolitique ayant été en grande partie intégrée par les marchés.

Dans la nuit, les Etats-Unis ont mené de nouvelles frappes contre l'Iran, visant environ 90 cibles militaires, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, des installations de surveillance côtière ainsi que des sites de stockage de missiles et de drones. Washington cherche à réduire l'emprise de Téhéran sur le détroit d'Ormuz. L'armée iranienne affirme avoir riposté en ciblant plusieurs pays alliés des Etats-Unis dans le Golfe.

Le marché pétrolier reste toutefois sous surveillance. Hier le Brent a bondi de 5,2%, enregistrant sa plus forte hausse quotidienne depuis le 4 mai et franchissant le seuil des 80 dollars le baril. Ce jeudi matin, la référence de la mer du Nord évoluait proche des 78 dollars, tandis que le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz demeurait fortement perturbé.

Des valeurs en mouvement

L'indice phare de la place parisienne est dominé par STMicroelectronics ( 3,98%) suivi par Société Générale ( 2,89%), Jefferies a confirmé sa recommandation à l'achat sur la banque française, avec une cible de 96 euros.

Thales (-3%) figure en queue de palmarès du CAC 40, les analystes d'UBS ayant ramené leur objectif de cours de 390 à 330 euros.

Stellantis (-0,29%) résiste à une dégradation de JP Morgan. La banque a abaissé sa recommandation sur le constructeur à "neutre", anticipant une reprise plus lente pour la société.

Ailleurs en Europe, AstraZeneca plonge de près de 10% à Londres. Le laboratoire britannique est pénalisé par l'échec d'un essai clinique de phase III portant sur un traitement cardiovasculaire développé en partenariat avec Ionis. Ce revers met fin aux espoirs placés dans ce candidat-médicament et jette une ombre sur les ambitions du groupe dans les maladies cardiovasculaires.

Sur le front des statistiques, les opérateurs surveilleront les inscriptions hebdomadaires au chômage outre-Atlantique à 14h30 ainsi que les ventes de logements existants.

Sur le marché des changes, l'euro avance de 0,07% à 1,1429 dollar.