Le CAC 40 renoue avec la hausse, le reste de l'Europe dans le vert aussi information fournie par Zonebourse 21/08/2026 à 17:50
Vendredi, les marchés européens ont encore manqué de catalyseurs. Les investisseurs ont gardé un oeil sur plusieurs indicateurs sur l'activité du secteur privé en Europe et aux Etats-Unis, et sur l'évolution des rendements obligataires.
La Bourse de Paris a terminé la séance de vendredi sur un gain de 0,37%, à 8 484,43 points, et a ainsi réussi à mettre fin à huit replis consécutifs, une série inédite depuis la mi-novembre 2017. Sur cette période, le CAC 40 s'est affaissé de 2,77% et a perdu 1,76% sur la semaine, son plus mauvais exercice hebdomadaire depuis début juillet.
Les autres grands indices européens ont également réussi à terminer en territoire positif à l'image du DAX 40 à Francfort qui a gagné 0,56%, ou encore le FTSE 100 à Londres qui a progressé de 0,57%.
Des indicateurs sur l'activité économique...
En France, le rythme de contraction de l'activité dans le secteur privé s'est accentué en juillet. Selon des données préliminaires, l'indice est passé de 49,4 à 48,8 points, un plus bas de deux mois. Cet indice a été pénalisé par le secteur des services qui s'est nettement dégradé.
En Allemagne, ce même indicateur a révélé un ralentissement du rythme d'expansion de l'activité dans le secteur privé.
Pour l'ensemble de la zone euro, l'indice PMI composite s'est amélioré en passant de 52 à 52,1 points, au plus haut depuis neuf mois.
Enfin, aux Etats-Unis, cette statistique a fortement augmenté pour s'installer à 56 points, loin des 54,5 de juillet et des attentes des analystes qui étaient à 54. A 56 points, il évolue sur un niveau inédit depuis plus de quatre ans.
Sur le marché des devises, au moment de la clôture européenne, l'euro était en léger repli face au billet vert (-0,12%) et s'échangeait contre 1,1673 dollar. De son côté, le Bitcoin bondissait de 6,35%, à 77 635 dollars.
... et un oeil sur l'obligataire et les matières premières
Sur le marché de la dette, après plusieurs jours d'inquiétudes liés à la hausse des rendements, une certaine stabilisation a été observée.
Du côté des matières premières, vers 17h30, le prix du baril de pétrole était en hausse. A New York, il progressait de 0,88%, à 86,92 dollars, et à Londres, il avançait de 0,61%, à 93,71 dollars.
En l'absence d'avancées ou de nouvelles positives dans le conflit au Moyen-Orient, les cours de l'or noir restent sur des niveaux élevés, faisant craindre une persistance des tensions inflationnistes et donc un tour de vis monétaire des grandes banques centrales pour tenter de contrôler la hausse des prix.
Dans l'actualité des sociétés
Au sein du CAC 40, Stellantis s'est distingué avec un gain de 4,21%, suivi du poids lourd LVMH qui a progressé de 2,12%. A l'inverse, Thales a cédé 1,17%, ou encore Orange -0,87%.
De son côté, Renault a réussi à grappiller 0,07%, après avoir été jusqu'à perdre 3,15% en début de séance. Barclays a dégradé le titre de surpondérer à pondération neutre, avec une cible de cours inchangée à 31,50 euros.
Société Générale a reculé de 0,37%, KFW a dégradé son opinion de performance de marché à sous-performance avec un objectif de 81 euros, considérant que "la valorisation relative et la trajectoire des catalyseurs ne sont plus aussi attractives".
Ailleurs en Europe, Bavarian Nordic a flambé de 9,06% grâce à Jefferies qui estime que le titre du spécialiste des immunothérapies contre le cancer et des vaccins était sous-évalué. L'avis est à l'achat avec une cible de 280 couronnes danoises, soit un potentiel de hausse de 46%.
A Londres, JD Sports ( 5,59%) a été porté par des achats à bon compte au lendemain d'une chute de 14,32%, consécutive au lancement d'un avertissement sur résultats.