LDC en forme en 2025-2026 grâce au succès du poulet et des œufs
information fournie par Boursorama avec AFP 28/05/2026 à 08:39

( AFP / GUILLAUME SOUVANT )

Le leader français de la volaille LDC (Le Gaulois, Maître Coq, Loué) a enregistré une hausse de ses bénéfices sur son exercice décalé 2025-2026 et largement dépassé ses objectifs notamment grâce à l'engouement des Français pour le poulet et les oeufs.

En un an, son bénéfice net est passé de 243,6 millions d'euros à 321,5 millions, soit une hausse de 32%, tandis que son chiffre d'affaire a dépassé les 7 milliards d'euros (7,28 milliards) "porté par le bon niveau de la consommation de volaille, l'intégration des dernières acquisitions et l'effet des hausses tarifaires", selon un communiqué publié mercredi.

Le groupe a ainsi déjà atteint, avec un an d'avance, l'objectif de ventes qu'il s'était fixé pour l'exercice en cours, et qu'il a relevé: il vise désormais 7,7 milliards pour 2026-2027 et 10 milliards d'ici 2030-2031.

En 2025-2026, les ventes ont progressé de 15,2%, à la fois à périmètre et taux de change constant (+7,5%) et grâce à des acquisitions, comme le traiteur Pierre Martinet (en cours d'exercice 2025-2026, en France), mais aussi celles de plusieurs entreprises en Pologne, en Roumanie et en Allemagne.

Pour atteindre les 10 milliards, le groupe va poursuivre ses acquisitions et a déjà annoncé ces derniers mois prendre une part majoritaire dans le volailler britannique Green Label, intégré début mai.

Il a aussi conclu un accord pour racheter France Poultry, filiale française du groupe agroalimentaire saoudien Almunajem, notamment propriétaire d'un abattoir en Bretagne, et une part de son fournisseur Yer Breizh. L'opération devrait être finalisée d'ici la fin de l'année.

LDC compte réorienter les activités grand export de France Poultry vers des marchés comme la France, très en demande de volailles et notamment de poulet. Le groupe prévoit aussi la construction d'ici 2028 d'un nouvel abattoir pour "pouvoir répondre à la demande croissante en poulet origine France".

"L'enveloppe d'investissements prévue pour l'exercice 2026-2027 progresse pour atteindre 417 millions d'euros contre 347 millions en 2025-2026", indique LDC dans son communiqué.

Plus d'un poulet sur deux consommé en France est importé et le gouvernement a lancé des Conférences de la souveraineté alimentaire pour reconquérir certains marchés, le poulet étant l'un des exemples emblématiques de production qu'il souhaite relocaliser pour moins dépendre des importations.

LDC ne cache pas ses ambitions à l'étranger, notamment sur ses marchés déjà existants et compte doubler son chiffre d'affaires à l'international d'ici 2030-2031 pour atteindre trois milliards d'euros. Le groupe met régulièrement en avant sa volonté de produire dans les pays où les produits sont consommés.