(Actualisé avec déclaration de Lam)
HONG KONG, 5 octobre (Reuters) - La cheffe de l'exécutif de
Hong Kong, Carrie Lam, a déclaré samedi qu'elle ne tolérerait
plus les actes de vandalisme dans l'ancienne colonie
britannique, après une nouvelle nuit de violentes manifestations
antigouvernementales qui ont notamment entraîné la fermeture
complète du métro.
L'opérateur ferroviaire hongkongais MTR 0066.HK a annoncé
que tous ses services, y compris la liaison qui mène à
l'aéroport, étaient suspendus samedi en raison d'actes
malveillants, alors que des affrontements ont éclaté dans la
ville après l'annonce vendredi de la loi d'urgence par le
gouvernement.
Loin de calmer la colère des protestataires, cette loi leur
interdisant notamment de masquer leur visage a entraîné de
nouveaux affrontements violents avec les forces de sécurité, y
compris dans des quartiers qui avaient été relativement épargnés
jusqu'à présent.
La violence des manifestants justifie l'adoption de la loi
d'urgence, a déclaré samedi Carrie Lam.
"Le comportement extrémiste des émeutiers a plongé Hong Kong
dans le noir, paralysant à moitié la société", a-t-elle dit dans
une allocution enregistrée diffusée à la télévision.
"C'est la raison pour laquelle nous avons dû déclarer l'état
d'urgence hier (vendredi) pour introduire la loi anti-masque",
a-t-elle ajouté.
D'abord réunis contre un projet de loi d'extradition vers la
Chine continentale abandonné depuis, les manifestants réclament
désormais plus largement le respect des principes démocratiques
à Hong Kong et dénoncent une influence excessive de Pékin.
(Felix Tam;
Arthur Connan et Tangi Salaün pour le service français)