La tentative de stabilisation se poursuit en Europe, l'espoir prend le pas sur les préoccupations information fournie par Zonebourse 05/03/2026 à 08:39
Après leur rebond de la veille, les Bourses européennes devraient poursuivre leur tentative de stabilisation jeudi, s'appuyant notamment sur l'espoir de progrès dans les discussions entre l'Iran et les Etats-Unis. A ce stade de la matinée, le CAC 40 parisien se dirige vers un repli de 0,3% en début de séance, le DAX vers un recul de 0,2% et le FTSE 100 gagne 0,3% en préouverture, signalant une ouverture autour de l'équilibre.
Le pari d'un apaisement diplomatique
Même si les combats se poursuivent au Moyen-Orient, avec une intensification des frappes israéliennes sur Téhéran, la publication hier d'un article du New York Times évoquant des signes d'ouverture de l'Iran à des discussions avec Washington a été perçue comme un premier signe de désescalade dans la crise actuelle.
Et bien qu'aucune avancée n'est pour l'instant perceptible, les responsables américains s'étant déclarés prudents quant à la perspective d'un apaisement rapide des tensions, les investisseurs se prennent à rêver d'un scénario favorable qui verrait le conflit se terminer dans un délai de quelques semaines, avec des retombées économiques mondiales minimes et un redressement rapide des marchés financiers.
Entre excès de pessimisme et rachats à bon compte
"En réalité, lorsque le sentiment de marché bascule vers un pessimisme aussi extrême, il n'est généralement pas nécessaire d'un catalyseur particulièrement marquant ou concret pour inverser nettement la tendance", rappelle ce matin Michael Brown, le stratège de Pepperstone.
Signe d'un retour au calme sur les marchés, l'indice de la volatilité VIX, aussi appelé "indice de la peur", a chuté de plus de 10% hier soir pour revenir s'établir à 21,15.
Parallèlement, les investisseurs semblent vouloir mettre de côté leurs préoccupations concernant les retombées de la guerre en matière d'inflation et de la politique monétaire pour saisir les opportunités d'achat offertes par la dégringolade observée au début de la semaine.
Après deux séances de forte baisse, les indices européens se sont octroyé un peu d'air mercredi, ce qui a permis au CAC 40 de reprendre 0,8% à 8167,7 points après avoir chuté de près de 6% en deux séances.
La même tendance positive a été observée ailleurs en Europe, le DAX 40 a repris 1,8% à Francfort, le FTSE 100 londonien s'est apprécié de 0,6%, et l'indice européen Euro STOXX 50 progressait de 1,7%.
Dans une note de stratégie parue hier, les équipes de Goldman Sachs estimaient que le récent épisode de baisse pourrait représenter une opportunité d'achat, dans la mesure où ils jugent "faible" le risque d'un marché baissier profond et durable ("bear market"), pour privilégier celui d'une simple correction.
Vent de reprise sur les actifs risqués
Faisant toujours le pari d'un règlement rapide du conflit, Wall Street a également rebondi mercredi, avec des scores qui s'étageaient au final entre 0,5% pour le Dow Jones et 1,5% pour le Nasdaq 100.
L'espoir d'une baisse des tensions au Proche-Orient a également profité aux places boursières asiatiques. Après sa purge de la veille (-12%), l'indice composite de la Bourse de Séoul affichait des gains de plus de 11% mercredi, soit sa plus forte hausse quotidienne depuis 2008, effaçant ainsi la quasi-totalité de sa chute de la veille.
Cette dynamique favorable s'est étendue à l'ensemble de la région puisque le Nikkei ( 2,4%) a renoué avec la hausse après trois séances consécutives dans le rouge, suivi par le CSI 300 des grandes capitalisations chinoises ( 1,4%), le Hang Seng de Hong Kong ( 1%) et le Shanghai Composite ( 1%).
Le regain d'appétit pour les actifs risqués porte également les cryptomonnaies, parmi lesquelles le bitcoin grimpe de plus de 6% au-delà de 72 659 dollars.
Les anticipations d'une résurgence de l'inflation et d'un moindre soutien monétaire qui en découle continuent cependant de dicter la tendance sur les marchés obligataires des deux côtés de l'Atlantique.
Aux Etats-Unis, le taux des Treasuries à dix ans remonte à 4,08%.
En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans se dégrade d'un point de base, vers 2,76%, tandis que celui de l'OAT reste figé à 3,35%.
Sur le marché pétrolier, les cours ne subissent pas de prises de bénéfice dans l'anticipation d'une baisse des tensions sur le dossier iranien et se maintiennent à des niveaux inédits depuis près de neuf mois.
Le baril de Brent reprend 2,6%,à 83.5 dollars, tandis que celui du brut léger américain (WTI) grimpe de 2,9% à près de 76,9 dollars après avoir touché lundi un pic au-delà de 78 dollars dans la nuit.
Le pari d'un apaisement diplomatique
Même si les combats se poursuivent au Moyen-Orient, avec une intensification des frappes israéliennes sur Téhéran, la publication hier d'un article du New York Times évoquant des signes d'ouverture de l'Iran à des discussions avec Washington a été perçue comme un premier signe de désescalade dans la crise actuelle.
Et bien qu'aucune avancée n'est pour l'instant perceptible, les responsables américains s'étant déclarés prudents quant à la perspective d'un apaisement rapide des tensions, les investisseurs se prennent à rêver d'un scénario favorable qui verrait le conflit se terminer dans un délai de quelques semaines, avec des retombées économiques mondiales minimes et un redressement rapide des marchés financiers.
Entre excès de pessimisme et rachats à bon compte
"En réalité, lorsque le sentiment de marché bascule vers un pessimisme aussi extrême, il n'est généralement pas nécessaire d'un catalyseur particulièrement marquant ou concret pour inverser nettement la tendance", rappelle ce matin Michael Brown, le stratège de Pepperstone.
Signe d'un retour au calme sur les marchés, l'indice de la volatilité VIX, aussi appelé "indice de la peur", a chuté de plus de 10% hier soir pour revenir s'établir à 21,15.
Parallèlement, les investisseurs semblent vouloir mettre de côté leurs préoccupations concernant les retombées de la guerre en matière d'inflation et de la politique monétaire pour saisir les opportunités d'achat offertes par la dégringolade observée au début de la semaine.
Après deux séances de forte baisse, les indices européens se sont octroyé un peu d'air mercredi, ce qui a permis au CAC 40 de reprendre 0,8% à 8167,7 points après avoir chuté de près de 6% en deux séances.
La même tendance positive a été observée ailleurs en Europe, le DAX 40 a repris 1,8% à Francfort, le FTSE 100 londonien s'est apprécié de 0,6%, et l'indice européen Euro STOXX 50 progressait de 1,7%.
Dans une note de stratégie parue hier, les équipes de Goldman Sachs estimaient que le récent épisode de baisse pourrait représenter une opportunité d'achat, dans la mesure où ils jugent "faible" le risque d'un marché baissier profond et durable ("bear market"), pour privilégier celui d'une simple correction.
Vent de reprise sur les actifs risqués
Faisant toujours le pari d'un règlement rapide du conflit, Wall Street a également rebondi mercredi, avec des scores qui s'étageaient au final entre 0,5% pour le Dow Jones et 1,5% pour le Nasdaq 100.
L'espoir d'une baisse des tensions au Proche-Orient a également profité aux places boursières asiatiques. Après sa purge de la veille (-12%), l'indice composite de la Bourse de Séoul affichait des gains de plus de 11% mercredi, soit sa plus forte hausse quotidienne depuis 2008, effaçant ainsi la quasi-totalité de sa chute de la veille.
Cette dynamique favorable s'est étendue à l'ensemble de la région puisque le Nikkei ( 2,4%) a renoué avec la hausse après trois séances consécutives dans le rouge, suivi par le CSI 300 des grandes capitalisations chinoises ( 1,4%), le Hang Seng de Hong Kong ( 1%) et le Shanghai Composite ( 1%).
Le regain d'appétit pour les actifs risqués porte également les cryptomonnaies, parmi lesquelles le bitcoin grimpe de plus de 6% au-delà de 72 659 dollars.
Les anticipations d'une résurgence de l'inflation et d'un moindre soutien monétaire qui en découle continuent cependant de dicter la tendance sur les marchés obligataires des deux côtés de l'Atlantique.
Aux Etats-Unis, le taux des Treasuries à dix ans remonte à 4,08%.
En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans se dégrade d'un point de base, vers 2,76%, tandis que celui de l'OAT reste figé à 3,35%.
Sur le marché pétrolier, les cours ne subissent pas de prises de bénéfice dans l'anticipation d'une baisse des tensions sur le dossier iranien et se maintiennent à des niveaux inédits depuis près de neuf mois.
Le baril de Brent reprend 2,6%,à 83.5 dollars, tandis que celui du brut léger américain (WTI) grimpe de 2,9% à près de 76,9 dollars après avoir touché lundi un pic au-delà de 78 dollars dans la nuit.