La société énergétique allemande SEFE fait appel à Lazard dans le cadre de ses efforts de reprivatisation
information fournie par Reuters 02/10/2026 à 16:37

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La société publique allemande SEFE collabore avec la banque d'investissement Lazard

LAZ.N afin d'étudier les options envisageables dans le cadre des efforts déployés par Berlin pour céder le groupe énergétique, ont déclaré deux personnes proches du dossier, alors que les efforts visant à redessiner le paysage énergétique du pays s’intensifient.

La SEFE, acronyme de "Securing Energy for Europe", a dû être renflouée par Berlin à hauteur de 6,3 milliards d'euros (7,1 milliards de dollars) en 2022 après que son ancienne société mère, Gazprom GAZP.MM , eut abandonné cette activité, pourtant essentielle pour la sécurité d'approvisionnement de l’Allemagne.

Le processus de cession de SEFE devrait débuter en 2027 afin de ne pas entrer en conflit avec les efforts actuellement déployés par Berlin pour céder une participation majoritaire dans la société homologue Uniper UN0k.DE , qui a également dû être renflouée à la suite de la crise énergétique européenne, ont indiqué ces sources.

Une introduction en bourse est actuellement jugée peu probable, a déclaré l'une des sources.

SEFE, qui emploie plus de 2.000 personnes, exerce diverses activités, notamment l'exploitation de 4.200 kilomètres (2.600 miles) de gazoducs, d'un quart de la capacité de stockage de gaz de l'Allemagne et d'une importante division de négoce de matières premières.

L'entreprise, qui a déjà remboursé près d'un milliard d'euros d'aides d'État, fournit plus de 200 térawattheures de gaz et d'électricité à plus de 50.000 clients industriels, parmi lesquels des communes et des entreprises.

SEFE, qui a réalisé l'année dernière un résultat opérationnel de 789 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 15,5 milliards d'euros, a déclaré en avril avoir proposé une augmentation de capital pouvant atteindre 2 milliards d'euros au ministère allemand de l'Économie, qui supervise la participation de l'État dans la société.

SEFE et Lazard n'ont pas souhaité faire de commentaires.

En vertu des règles de l'Union européenne en matière d'aides d'État, l'Allemagne doit réduire sa participation dans SEFE et Uniper à un maximum de 25% plus une action d'ici fin 2028.

C'est le Boersen-Zeitung qui a été le premier à annoncer la nomination de Lazard.

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