La Russie demande à la France de libérer le capitaine d'un pétrolier qui, selon elle, a été arrêté sur la base de fausses accusations
information fournie par Reuters 03/06/2026 à 15:20

Un bateau de la marine française patrouille autour du pétrolier Deyna, battant pavillon mozambicain, qui, selon la France, fait partie de la flotte fantôme russe, au large du port de Marseille-Fos dans le golfe de Fos-sur-Mer, près de Martigues, en France, le 23 mars 2026. REUTERS/Manon Cruz

La Russie exige ‌que la France libère le capitaine d'un pétrolier retenu en France ​sur la base de ce qu'elle qualifie de fausses accusations, a déclaré mercredi l'ambassade de Russie à Paris.

La marine française a déclaré lundi ​avoir intercepté un pétrolier soumis à des sanctions, le Tagor, lié au commerce pétrolier ​russe dans l'océan Atlantique.

Paris lui a ⁠ordonné de se diriger vers les côtes françaises, une décision ‌que Moscou a qualifiée d'illégale et assimilée à de la "piraterie internationale".

L'ambassade de Russie a déclaré que les autorités ​françaises avaient informé ‌Moscou que le capitaine du navire, un ressortissant russe, ⁠avait été arrêté sur la base de ce qu'elle a qualifié d'accusations "forgées de toutes pièces".

"L'ambassade a une nouvelle fois contacté le ministère ⁠français des Affaires ‌étrangères, exigeant un accès consulaire immédiat au citoyen russe ⁠et sa libération rapide", a déclaré l'ambassade dans un communiqué.

La ‌Russie utilise de vieux navires, connus en Occident sous ⁠le nom de "flotte fantôme", pour transporter son pétrole ⁠et son gaz malgré ‌les sanctions occidentales.

La France et le Royaume-Uni se sont engagés à ​faire obstacle à ces navires ‌dans le cadre d'une stratégie européenne visant à réduire la capacité de la Russie ​à financer sa guerre en Ukraine.

La Russie rejette l'étiquette de "flotte fantôme", affirme que ses exportations de pétrole sont légitimes et ⁠a condamné les tentatives occidentales d'intercepter ces pétroliers, les qualifiant d'illégales et assimilables à de la piraterie, tout en avertissant qu'elle se réserve le droit de prendre des mesures pour protéger son propre transport maritime.

(Reuters, Rédigé par Maxim Rodionov, version française Matthieu Huchet, édité ​par Benoit Van Overstraeten)