La présidentielle italienne toujours dans le flou
information fournie par Reuters 29/01/2022 à 10:56

par Crispian Balmer et Giuseppe Fonte

ROME, 29 janvier (Reuters) - Un sixième scrutin a été organisé samedi en Italie pour désigner le futur président de la République, mais la persistance des divergences entre les deux bloc de gauche et de droite laisse une fois de plus entrevoir la perspective d'un échec.

Le vote organisé vendredi n'avait déjà pas permis de désigner le futur chef de l'Etat, la tentative des partis de droite de faire élire la présidente du Sénat, Elisabetta Casellati, s'étant soldée par un échec sans appel.

"A la recherche d'un nom dans ce chaos", titre samedi le Corriere della sera tandis que le journal catholique L'Avvenire déplore en une qu'il y ait plus de "veto que de votes".

Longtemps considéré comme le favori, le président du Conseil, Mario Draghi, a vu ses chances diminuer au fil des jours, de nombreux parlementaires refusant de voter en sa faveur de crainte de faire éclater la coalition gouvernementale, mêlant droite et gauche, et de déclencher des législatives anticipées.

Le président de la République italienne, élu pour sept ans, n'a pour l'essentiel qu'un rôle honorifique mais il peut avoir une influence décisive sur la désignation du président du Conseil et peut dissoudre le Parlement.

Les tractations en coulisses depuis le début de la semaine semblent plus que jamais dans l'impasse alors que le mandat du chef de l'Etat actuel, Sergio Mattarella, expire jeudi prochain.

S'il a jusqu'à présent exclu de se représenter, Sergio Mattarella, 80 ans, n'en a pas moins recueilli 336 voix vendredi, après en avoir obtenu 160 jeudi et 125 mercredi, et apparaît dans l'esprit de beaucoup comme une solution de compromis.

(Avec Angelo version; version française Nicolas Delame)