La nervosité devrait persister avec l'intensification du conflit au Moyen-Orient information fournie par Zonebourse 03/03/2026 à 08:38
Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse mardi matin, dans le prolongement de leur net repli de la veille, alors que les cours du brut continuent de grimper sur fond d'intensification des combats au Moyen-Orient, principale source d'inquiétude des investisseurs en ce moment. A ce stade de la matinée, les contrats à terme sur indices suggèrent une baisse de 1,4% pour le DAX à Francfort, de 0,3% pour le FTSE 100 à Londres et de 1,5% pour l'Euro STOXX 50. Quant au CAC 40 à Paris, il pourrait céder autour de 1,3% selon les premières indications disponibles.
Les affrontements entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran sont entrés aujourd'hui dans leur quatrième jour avec une attaque de l'ambassade américaine en Arabie saoudite, touchée par des drones, tandis que Tsahal dit mener des frappes simultanées sur Téhéran et Beyrouth.
Les derniers propos de Donald Trump n'ont rien fait pour apaiser les craintes: le président américain a affirmé que les Etats-Unis feraient "quoi qu'il en coûte" pour atteindre leurs objectifs militaires en Iran.
Dans ce contexte, les marchés européens avaient entamé hier le mois de mars en forte baisse, l'indice CAC 40 ayant perdu près de 2,2%, ramenant sa progression depuis le début de l'année autour de 3%.
Les investisseurs nagent dans un bassin d'incertitudes et peinent à intégrer les informations géopolitiques dans les cours, qu'il s'agisse du potentiel d'escalade militaire, de la flambée du pétrole, de la crainte d'une résurgence de l'inflation ou de l'impact du conflit sur la croissance mondiale.
Échappant à ce mouvement d'aversion au risque, la Bourse de New York a réussi à finir autour de l'équilibre hier. Les investisseurs ont profité du repli initial pour réaliser quelques achats à bon compte sur des valeurs technologiques malmenées récemment, comme Nvidia ( 2,9 %) ou Microsoft ( 1,5 %).
Au coup de cloche final, l'indice Dow Jones cédait 0,1% et le S&P 500 terminait à l'équilibre, tandis que le Nasdaq 100 progressait de 0,1%.
Cette capacité de résistance contraste avec la tendance observée en Asie, où les incertitudes pesaient encore fortement sur l'indice Nikkei, lequel lâchait 3,1% ce mardi.
Un dilemme pour la Fed, entre flambée du brut et inflation persistante
Face à l'envolée du brut et à la perspective d'un retour des tensions inflationnistes, le marché s'attend de plus en plus à ce que la Réserve fédérale américaine fasse l'impasse sur une nouvelle baisse des taux en juin, même si les investisseurs espèrent toujours une poursuite de l'assouplissement monétaire ultérieur.
Le rapport sur le marché du travail américain, attendu vendredi, sera scruté en quête de signaux permettant d'anticiper les contours de la politique de la Fed.
Pour l'heure, les "futures" new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,8 % pour le Dow Jones et de 1% pour le Nasdaq.
Dans l'ensemble, les opérateurs continuent de rechercher les valeurs refuges, même si les rendements américains progressent mardi : les marchés se repositionnent dans l'optique d'une inflation persistante et d'un maintien prolongé des taux à leurs niveaux actuels.
Le rendement des Treasuries à dix ans progresse de plus de huit points de base pour se rapprocher de 4,05%, après avoir enfoncé le seuil des 4% hier.
Les marchés obligataires européens reculent également, avec une hausse de six points sur le Bund à 2,71 % et de cinq points sur les OAT françaises vers 2,39 %.
L'euro poursuit son repli et revient sous 1,1670 dollar, à des plus bas d'un mois face au billet vert, en attendant la parution des premiers chiffres de l'inflation en zone euro pour février.
Enfin, les prix du pétrole poursuivent leur ascension : le Brent progresse de 3,2 % à plus de 80,2 dollars le baril, tandis que le brut léger américain (WTI) prend 2,5 % au-delà de 73 dollars.
L'or au sommet
Le marché de l'or reste plébiscité : le métal jaune a franchi le cap historique des 5 300 dollars l'once, s'imposant comme une couverture contre l'instabilité systémique. À court terme, le maintien du cours au-dessus de ce support pourrait suggérer un biais haussier vers des objectifs situés entre 5 450 et 5 475 dollars.
Les affrontements entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran sont entrés aujourd'hui dans leur quatrième jour avec une attaque de l'ambassade américaine en Arabie saoudite, touchée par des drones, tandis que Tsahal dit mener des frappes simultanées sur Téhéran et Beyrouth.
Les derniers propos de Donald Trump n'ont rien fait pour apaiser les craintes: le président américain a affirmé que les Etats-Unis feraient "quoi qu'il en coûte" pour atteindre leurs objectifs militaires en Iran.
Dans ce contexte, les marchés européens avaient entamé hier le mois de mars en forte baisse, l'indice CAC 40 ayant perdu près de 2,2%, ramenant sa progression depuis le début de l'année autour de 3%.
Les investisseurs nagent dans un bassin d'incertitudes et peinent à intégrer les informations géopolitiques dans les cours, qu'il s'agisse du potentiel d'escalade militaire, de la flambée du pétrole, de la crainte d'une résurgence de l'inflation ou de l'impact du conflit sur la croissance mondiale.
Échappant à ce mouvement d'aversion au risque, la Bourse de New York a réussi à finir autour de l'équilibre hier. Les investisseurs ont profité du repli initial pour réaliser quelques achats à bon compte sur des valeurs technologiques malmenées récemment, comme Nvidia ( 2,9 %) ou Microsoft ( 1,5 %).
Au coup de cloche final, l'indice Dow Jones cédait 0,1% et le S&P 500 terminait à l'équilibre, tandis que le Nasdaq 100 progressait de 0,1%.
Cette capacité de résistance contraste avec la tendance observée en Asie, où les incertitudes pesaient encore fortement sur l'indice Nikkei, lequel lâchait 3,1% ce mardi.
Un dilemme pour la Fed, entre flambée du brut et inflation persistante
Face à l'envolée du brut et à la perspective d'un retour des tensions inflationnistes, le marché s'attend de plus en plus à ce que la Réserve fédérale américaine fasse l'impasse sur une nouvelle baisse des taux en juin, même si les investisseurs espèrent toujours une poursuite de l'assouplissement monétaire ultérieur.
Le rapport sur le marché du travail américain, attendu vendredi, sera scruté en quête de signaux permettant d'anticiper les contours de la politique de la Fed.
Pour l'heure, les "futures" new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,8 % pour le Dow Jones et de 1% pour le Nasdaq.
Dans l'ensemble, les opérateurs continuent de rechercher les valeurs refuges, même si les rendements américains progressent mardi : les marchés se repositionnent dans l'optique d'une inflation persistante et d'un maintien prolongé des taux à leurs niveaux actuels.
Le rendement des Treasuries à dix ans progresse de plus de huit points de base pour se rapprocher de 4,05%, après avoir enfoncé le seuil des 4% hier.
Les marchés obligataires européens reculent également, avec une hausse de six points sur le Bund à 2,71 % et de cinq points sur les OAT françaises vers 2,39 %.
L'euro poursuit son repli et revient sous 1,1670 dollar, à des plus bas d'un mois face au billet vert, en attendant la parution des premiers chiffres de l'inflation en zone euro pour février.
Enfin, les prix du pétrole poursuivent leur ascension : le Brent progresse de 3,2 % à plus de 80,2 dollars le baril, tandis que le brut léger américain (WTI) prend 2,5 % au-delà de 73 dollars.
L'or au sommet
Le marché de l'or reste plébiscité : le métal jaune a franchi le cap historique des 5 300 dollars l'once, s'imposant comme une couverture contre l'instabilité systémique. À court terme, le maintien du cours au-dessus de ce support pourrait suggérer un biais haussier vers des objectifs situés entre 5 450 et 5 475 dollars.