La Marine française a arraisonné un pétrolier en provenance de Russie
information fournie par Reuters 22/01/2026 à 23:35

Des marins de la marine française se tiennent sur le pont alors que le porte-avions Charles de Gaulle quitte la base navale de Toulon, en France

La Marine française a arraisonné jeudi matin un pétrolier en provenance de Russie, sous sanctions internationales ‍et suspecté d'arborer un faux pavillon, a annoncé le président Emmanuel Macron.

"Cette intervention a été effectuée en haute mer, en Méditerranée, avec le concours de ‌plusieurs de nos alliés", a déclaré Emmanuel Macron sur le réseau social X, précisant qu'une enquête judiciaire avait été ouverte.

"Nous sommes déterminés ​à faire respecter le droit international et à garantir l'efficacité des ⁠sanctions", a-t-il dit, précisant que le navire avait été "dérouté".

La préfecture maritime de Méditerranée a indiqué dans un communiqué que l'opération ⁠avaient été menée "en coopération ‍avec nos alliés dont le Royaume-Uni" entre l'Espagne et ⁠l'Afrique du Nord.

Le bâtiment visé est le "pétrolier-cargo Grinch en provenance de Mourmansk", port de la mer de Barents.

Il est soupçonné d'appartenir à la "flotte fantôme" russe. Moscou ​contourne les sanctions économiques occidentales en recourant à des navires généralement sous pavillon de complaisance pour exporter son pétrole.

Un signalement a été adressé au ⁠procureur de Marseille (Bouches-du-Rhône) après examen des documents du navire qui "a ​confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré", ​peut-on lire dans ​le communiqué.

Le navire a été escorté "vers un point de mouillage pour la ​poursuite des vérifications".

Selon des données de ⁠LSEG, le navire bat pavillon comorien.

La Russie a déclaré ne pas avoir été notifiée par les autorités françaises de cette saisie, rapporte l'agence Tass.

Le consulat de Russie à Marseille tente de vérifier si des ressortissants russes sont au ‌nombre des membres d'équipage, selon l'agence, qui cite l'ambassade de Russie en France.

Le président ukrainien Volodimir Zelensky, qui a reproché jeudi aux Européens un manque de "courage", a salué l'initiative sur X, soulignant qu'il s'agissait "exactement du genre de détermination" dont il fallait faire montre.

(Rédigé par Kate Entringer et Sophie Louet, ‌édité par Tangi Salaün)