PARIS, 17 juin (Reuters) - Le programme de drone européen
Eurodrone n'aboutira que si les industriels pratiquent une offre
compétitive, a déclaré lundi Florence Parly, qui escompte
toutefois "de bonnes nouvelles d'ici la fin de l'année".
Les français Airbus AIR.PA et Dassault Aviation AVMD.PA ,
et l'italien Leonardo LDOF.MI ont remis fin mai une offre
financière à l'Organisation conjointe de coopération en matière
d'armement (Occar), instance intergouvernementale européenne
chargée de la gestion des programmes d'armements en coopération.
Selon l'entourage de la ministre française des Armées, "pour
l'instant c'est trop cher". "Il faut que les industriels soient
raisonnables".
"Les industriels le savent, je veux leur dire que ce
programme ne pourra aller au bout que si le drone qu'ils
proposent est compétitif", a déclaré Florence Parly lors d'un
discours à l'ouverture du 53e Salon international de
l'aéronautique et de l'espace au Bourget, près de Paris.
"C’est une question non seulement pour les acheteurs déjà en
lice, je veux parler de la France, de l’Allemagne, de l’Espagne
et de l’Italie, mais également pour les futurs clients export",
a-t-elle souligné.
"Nous avons devant nous une période de négociations intenses
qui s’ouvre, et j’espère que nous serons en mesure d’annoncer
conjointement de bonnes nouvelles d’ici la fin de l’année", a
ajouté la ministre.
La mise en service d'un premier système Eurodrone MALE
(medium altitude long endurance), développé par la France,
l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie, est théoriquement prévue en
2025 en France. Le programme bénéficie pour l'heure d'un
financement de 100 millions d'euros alloué par le Fonds de
défense européen.
(Sophie Louet avec Michel Rose et Cyril Altmeyer, édité par
Yves Clarisse)