La Fed n'a plus qu'un problème. Mais pas beaucoup de certitudes.
information fournie par Zonebourse 07/09/2026 à 11:51

La décision du mois de septembre dépendra fortement des chiffres d'inflation du mois d'août, attendus ce vendredi.

Le marché de l'emploi ne sera pas un frein à une hausse de taux de la Fed.

Vendredi, le rapport sur l'emploi du mois d'août a fait état de 162 000 créations d'emplois, soit trois fois mieux que ce que le consensus attendait (55 000).

Des chiffres qui confirment la solidité du marché du travail américain et qui ouvrent la porte à une hausse de taux de la Fed lors de la prochaine réunion (15-16 septembre).

La publication du rapport sur l'emploi a immédiatement fait remonter les probabilités de hausse de taux de la Fed, qui sont désormais autour de 60%, selon l'outil CME FedWatch.

Tout se joue sur un chiffre

Depuis une dizaine de jours, ces pronostics n'ont cessé d'évoluer. Le scénario de hausse de taux en septembre est redevenu majoritaire après le discours de Kevin Warsh à Jackson Hole. Un moment de clarification où le patron de la Fed a clairement ouvert la voie à un resserrement monétaire.

Puis jeudi, les commentaires de Christopher Waller ont rebattu les cartes. Le gouverneur, dont les prises de parole sont très suivies par les investisseurs, s'est dit prêt à soutenir un maintien des taux si l'inflation continue à ralentir. "Ma décision sur l'orientation appropriée de la politique monétaire sera fortement influencée par ce que nous apprendrons sur l'inflation du mois d'août".

Christopher Waller a donc fait du CPI du mois d'août, qui sera publié ce vendredi, le juge de paix. Et ce alors que plusieurs de ses collègues se sont dit prêts, depuis la réunion du mois de juillet, à relever les taux si l'inflation ne ralentit pas suffisamment vite.

"Les données concrètes tout comme les témoignages du terrain m'indiquent la même chose : la politique monétaire n'est pas restrictive", écrivait Beth Hammack vendredi sur LinkedIn. La présidente de la Fed de Cleveland, qui avait déjà voté pour une hausse de 25 points de base en juillet, souligne que plus les pressions sur les prix resteront longtemps supérieures à 2%, plus il sera difficile de les faire baisser.

C'est donc vendredi à 14h30 que la décision de la semaine prochaine devrait se cristalliser. Le consensus attend une inflation globale stable en août ( 3,4%), accompagnée d'une légère décélération sur la partie core ( 2,4%).

Si les fortes créations d'emplois ont renforcé le scénario de hausse de taux, il y a toutefois une bonne nouvelle pour la Fed : la croissance des salaires reste contenue. En effet, en août, les salaires ont progressé de 3,1% sur un an, soit la plus faible progression depuis 2021.